
Télétravail Post-Confinement : FO Dénonce l’Absence de Cadre et Exige la Protection des Salariés !
La période de déconfinement s’accompagne d’une nouvelle réalité pour de nombreux travailleurs : le télétravail. Si cette modalité a été cruciale pour contenir la pandémie de COVID-19, elle ne doit en aucun cas devenir un prétexte à la précarisation ou à l’isolement des salariés. Chez Force Ouvrière, nous sommes clairs : le télétravail doit rimer avec droits et protection !
« Pour réduire les risques de contamination au Covid-19, le gouvernement a demandé aux employeurs de poursuivre autant que possible le télétravail avec le déconfinement. C’est cette recommandation qui est appliquée dans l’entreprise. »
Cette recommandation, bien que nécessaire, met en lumière une urgence sociale : l’absence d’un cadre clair et protecteur. C’est ce que la FGTA-FO Coca-Cola a affirmé avec force lors de la dernière séance de CSE SC.
Un Cadre Légal Bafoué, Des Salariés en Flou Juridique
Le télétravail n’est pas une option « à la carte ». Le droit du travail est formel : il requiert un encadrement strict. Cela implique, entre autres :
- Un avenant au contrat de travail
- La fourniture du matériel adapté
- La définition claire des horaires
Pourtant, nous constatons chez CCEP que l’accord Télétravail de 2014 semble ne pas s’appliquer. Résultat ? Des salariés se retrouvent dans un flou juridique inacceptable, exposés sans filet aux dérives de cette organisation du travail.
Les Risques Psychosociaux : Une Réalité Alarmante et Sous-Estimée
Loin d’être une simple question logistique, le télétravail, lorsqu’il est mal encadré, est un véritable nid à risques psychosociaux (RPS). Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
Selon un sondage CSA pour Malakoff Humanis publié le 6 mai 2020 :
- Quatre télétravailleurs sur dix (39%) ont du mal à articuler temps de vie professionnelle et personnelle.
- Quatre télétravailleurs sur dix (45%) ont du mal à se déconnecter du travail.
Ces données sont glaçantes et confirment ce que Force Ouvrière dénonce depuis le début : l’absence de frontière entre vie privée et vie professionnelle, le risque de surcharge de travail et l’isolement sont des menaces réelles pour la santé mentale de nos collègues.
Télétravail « Dégradé » : Quand l’Urgence Rime avec Précarité
Le télétravail imposé par l’urgence sanitaire a souvent été synonyme de conditions déplorables :
- Absence de matériel adapté
- Lieu de travail non approprié
- Difficultés de garde d’enfants
- Surcoûts financiers (électricité, internet, chauffage, etc.)
Ce télétravail « dégradé », contraint et non préparé génère de nouvelles difficultés qui doivent être traitées avec la plus grande urgence. L’enquête « Bien-être au travail dans le contexte COVID19 » menée du 19 au 28 mai 2020 le confirme d’ailleurs, préconisant notamment de :
« Maintenir et encadrer le télétravail dont les bénéfices sont remontés tout en mettant en avant des inconvénients sur la perte d’interactions avec ses collègues. Continuer à sensibiliser les managers afin de mieux repérer un salarié en difficulté et adapter ses pratiques managériales, dans le contexte du travail à distance. »
Force Ouvrière Agit : Nos Revendications pour un Télétravail Digne !
Face à cette situation, l’inaction n’est pas une option. La FGTA-FO Coca-Cola, en lien avec notre Fédération et notre Confédération, porte des revendications fortes :
Un Appel National et des Actions Concrètes
Nous nous joignons à l’appel pour la négociation d’un Accord National Interprofessionnel (ANI) sur le télétravail. Un tel accord est indispensable pour :
- Établir un cadre national robuste
- Garantir des droits clairs pour tous les télétravailleurs
- Assurer une égalité de traitement quelle que soit l’entreprise
Exigeons la Révision de l’Accord CCEP 2014 !
Dans l’attente de la conclusion d’un ANI, l’urgence est à la protection immédiate des salariés de CCEP. C’est pourquoi nous demandons la révision sans délai de l’accord Télétravail de 2014. Il est impératif d’assurer rapidement un cadre protecteur à tous les salariés concernés, pour que le télétravail reste un choix et non une contrainte subie, et surtout, pour qu’il soit synonyme de progrès social et non de régression des droits.
« Le télétravail est une avancée, mais seulement s’il est encadré et protecteur. Force Ouvrière ne laissera pas les salariés sans défense face à ses dérives. »



