Indépendance syndicale
Le syndicat décide librement, selon le mandat de ses adhérents — pas selon les injonctions d'un gouvernement, d'un parti ou d'un employeur. Ligne de conduite depuis 1948.
Force Ouvrière ne défend pas une idéologie. Elle défend des femmes et des hommes au travail — avec des valeurs forgées en 1906, portées par des dirigeants qui ont choisi la rigueur plutôt que les compromissions.
Derrière chaque négociation, chaque prise de parole en CSE, chaque tract : ces valeurs ne sont pas des slogans. Ce sont des boussoles testées depuis plus d'un siècle, héritées du texte fondateur de 1906.
Le syndicat décide librement, selon le mandat de ses adhérents — pas selon les injonctions d'un gouvernement, d'un parti ou d'un employeur. Ligne de conduite depuis 1948.
FO défend les valeurs républicaines. Le syndiqué garde ses convictions personnelles. En retour, le syndicat est le lieu commun de tous, sans clivages extérieurs importés.
FO groupe les travailleurs sans distinction de tendance. L'unité est une force, pas une contrainte. Elle permet de peser dans les négociations et de résister aux pressions.
Agir sur le quotidien ET porter une ambition plus large : c'est la « double besogne » de la Charte, devenue l'identité de FO. On négocie dur, on arrache des avancées, sans renoncer à l'ambition.
Les décisions se prennent avec les adhérents. Les représentants élus rendent compte, consultent, agissent sur mandat. Un syndicat confédéral n'est pas une avant-garde.
Salaires, retraites, protection sociale, égalité professionnelle, emploi des personnes handicapées : FO agit pour améliorer la condition ouvrière dans toutes ses dimensions.
Huit femmes et hommes ont porté la direction de Force Ouvrière depuis sa fondation. Chacun incarne à sa façon les valeurs de la Charte d'Amiens, face aux défis de
Ouvrier allumettier, secrétaire général de la CGT pendant 38 ans, puis figure tutélaire de la nouvelle CGT-FO. Sa présidence légitime immédiatement l'organisation naissante.
⭐ Prix Nobel de la Paix 1951Ouvrier allumettier, secrétaire général de la CGT pendant 38 ans, puis figure tutélaire de la nouvelle CGT-FO. Sa présidence légitime immédiatement l'organisation naissante.
⭐ Prix Nobel de la Paix 1951Il a « eu le courage d'accepter la scission ». Il structure les fédérations, forge la culture organisationnelle de FO et maintient l'indépendance face à toutes les pressions pendant 15 ans.
Typographe de formation, il incarne le syndicalisme réformiste de conviction. FO devient incontournable dans les grandes négociations paritaires. Défenseur acharné de la gestion syndicale autonome.
⭐ Plus longue durée depuis 1948Typographe de formation, il incarne le syndicalisme réformiste de conviction. FO devient incontournable dans les grandes négociations paritaires. Défenseur acharné de la gestion syndicale autonome.
⭐ Plus longue durée depuis 1948Style combatif et ferme face aux réformes. Il illustre la « double besogne » de la Charte : obtenir des avancées concrètes tout en défendant les principes. Protège le paritarisme face aux velléités étatiques.
Représente l'aile réformiste de FO. Il engage FO dans les grandes négociations interprofessionnelles (accords emploi, formation professionnelle) tout en maintenant une posture d'opposition ferme sur les reculs sociaux, notamment la loi Travail de 2016.
Représente l'aile réformiste de FO. Il engage FO dans les grandes négociations interprofessionnelles (accords emploi, formation professionnelle) tout en maintenant une posture d'opposition ferme sur les reculs sociaux, notamment la loi Travail de 2016.
Élu en avril 2018, il se réclame du courant historique trotskiste de FO. Sa démission intervient en octobre 2018 après la révélation par Le Canard Enchaîné d'un fichier de cadres syndicaux. La direction collégiale prend le relais.
⚠ Démission oct. 2018Élu en mars 2019 à la suite de la crise interne. Il dirige FO pendant la période Covid-19, défend le chômage partiel et les droits des travailleurs dans un contexte économique inédit. Bilan approuvé à large majorité au congrès de Rouen.
Élu en mars 2019 à la suite de la crise interne. Il dirige FO pendant la période Covid-19, défend le chômage partiel et les droits des travailleurs dans un contexte économique inédit. Bilan approuvé à large majorité au congrès de Rouen.
Pâtissier confiseur de formation, adhérent FO depuis 1994. Élu en 2022, il mène la fronde unitaire sur les retraites en 2023. Plébiscité et réélu à l'unanimité au 26e Congrès confédéral de Dijon en avril 2026 (rapport d'activité approuvé à 89,14 %), il porte une feuille de route résolument axée sur le développement, la jeunesse et les salaires.
📍 Secrétaire général actuelCes portraits approfondis retracent l'engagement de celles et ceux qui ont façonné le syndicalisme libre et indépendant que FO continue de défendre.
Fils d'ouvrier, entré à 16 ans à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers, Léon Jouhaux devient secrétaire général de la CGT en 1909 — un poste qu'il occupera 38 ans, traversant deux guerres mondiales. Il est le gardien le plus ferme de la Charte d'Amiens.
En 1922, il refuse l'adhésion de la CGT à l'Internationale communiste. En 1940, il est arrêté par la Gestapo et déporté en Allemagne. À la Libération, il reprend son combat. En 1947, face à la CGT sous influence communiste, il choisit la rupture. Nommé président de la CGT-FO au congrès fondateur des 12–13 avril 1948, il reçoit le Prix Nobel de la Paix en 1951 pour son rôle à l'OIT et son engagement pour le désarmement.
« Défendant sans cesse les principes de la Charte d'Amiens, qui prônent l'indépendance syndicale vis-à-vis des partis politiques, de l'État et des Églises. »— Synthèse biographique de Léon Jouhaux
C'est lui qui « a eu le courage d'accepter la scission ». Organisateur des Groupes des amis de FO dès fin 1946, il est parmi les signataires qui quittent le bureau confédéral le 19 décembre 1947. Il est le bâtisseur patient et rigoureux de CGT-FO.
Pendant quinze ans comme premier secrétaire général, il structure les fédérations, forge la culture organisationnelle de FO et maintient l'indépendance face à toutes les pressions. Son action incarne la fidélité pratique à la Charte d'Amiens.
« Robert Bothereau eut le courage d'accepter la scission. »— Témoignage d'un militant de l'époque
Typographe de formation, André Bergeron incarne pendant 26 ans le syndicalisme de conviction et de rigueur. Sous sa direction, FO devient incontournable dans les grandes négociations paritaires — Sécurité sociale, retraites, formation professionnelle.
Il est le défenseur acharné du paritarisme et de la gestion syndicale autonome, contre les tentatives répétées d'étatisation. Il illustre la « double besogne » de la Charte : des avancées concrètes au quotidien, et la défense des principes sur le long terme.
« FO est le seul syndicat français libre et indépendant à l'égard du patronat, des gouvernements et des partis politiques. »— Principe défendu par FO sous la direction de Bergeron
Figure emblématique au charisme puissant et au ton combatif, Marc Blondel prend la tête de Force Ouvrière en 1989. Face aux réformes successives de l'État et aux pressions économiques, il défend avec intransigeance les acquis sociaux, les retraites et les services publics.
Il incarne la fidélité absolue à l'indépendance syndicale contre toute tentative d'intégration de l'organisation dans les rouages étatiques. Sous sa conduite, FO réaffirme sa vocation de contre-pouvoir constructif mais ferme.
« Le syndicat n'est pas un rouage de l'État, c'est l'outil exclusif d'émancipation et de défense des travailleurs. »— Conviction portée par Marc Blondel
Secrétaire général pendant 14 ans, Jean-Claude Mailly guide Force Ouvrière à travers les grandes mutations économiques et le renforcement du dialogue social interprofessionnel. Il privilégie la culture de la négociation et du résultat concret.
Il engage fermement l'organisation dans la signature d'accords majeurs (emploi, modernisation du marché du travail, formation) tout en maintaining une opposition résolue face aux reculs des droits des salariés, marquant notamment la fronde syndicale contre la loi Travail de 2016.
« Pratiquer un réformisme exigeant : négocier sans relâche, mais conserver intacte la liberté de contester. »— Ligne directrice du mandat de Mailly
Élu secrétaire général en avril 2018 avec la volonté affirmée de redynamiser le militantisme de terrain et de renforcer le rôle central des structures syndicales de base, Pascal Pavageau porte une voix résolument offensive.
Son mandat, de courte durée, s'interrompt en octobre 2018 suite à des dissensions internes. Cette période ouvre un cycle de gouvernance transitoire assumé avec responsabilité par la direction collégiale confédérale pour préserver l'unité de l'organisation.
« Replacer en permanence le syndicat et l'adhérent au cœur de l'action et des décisions collectives. »— Ambition syndicale de Pascal Pavageau
Élu à la tête de Force Ouvrière en novembre 2018 dans un contexte de refondation, Yves Veyrier s'attelle avec succès au rassemblement et à la cohésion interne de la confédération, s'appuyant sur son expérience internationale et sa maîtrise technique des dossiers.
Il dirige l'organisation pendant la crise historique de la Covid-19, agissant en première ligne pour imposer la mise en place du chômage partiel, préserver l'emploi et défendre la santé et la sécurité des travailleurs de la première à la dernière heure.
« Face aux crises d'ampleur inédite, la protection collective et la solidarité syndicale constituent notre bien le plus précieux. »— Engagement confédéral d'Yves Veyrier
Pâtissier confiseur de formation, Frédéric Souillot adhère à FO en 1994. Élu le 3 juin 2022 au congrès de Rouen avec 87,68 % des voix, il fédère l'organisation et prend la tête de la puissante mobilisation intersyndicale unitaire contre la réforme des retraites de 2023.
Homme de terrain et de conviction, il s'engage résolument sur la question du pouvoir d'achat, des salaires et signe des conventions cadres majeures pour l'emploi et l'intégration des personnes en situation de handicap avec l'AGEFIPH.
Lors du 26e Congrès confédéral de Dijon clôturé le 24 avril 2026, l'organisation plébiscite son action (rapport d'activité approuvé à 89,14 %) et le réélit à l'unanimité. Porté par ce rassemblement unitaire, il déploie une nouvelle feuille de route offensive axée sur la syndicalisation de la jeunesse, le développement de l'organisation et une détermination sans faille à lutter pour la paix et la justice sociale.
« L'unité d'action syndicale sur des revendications claires et notre indépendance absolue constituent le moteur de notre force collective. »— Vision portée par Frédéric Souillot
Derrière chaque élu CSE, chaque délégué syndical, chaque adhérent FO : ces mêmes valeurs portées depuis 1895. L'indépendance, la liberté, la solidarité — des pratiques quotidiennes, pas des slogans.