PSE Coca-Cola : FO dénonce profit et licenciements abusifs

Après une période de consultation intense, Force Ouvrière est désormais en mesure de vous livrer sa position claire et ferme concernant le Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) qui impacte les activités cooler service et certaines fonctions financières chez Coca-Cola Entreprise (CCE).

« Comment donner un avis sur un PSE en le détachant du projet lui-même ? C’est chose faite ce jour en réunion de Comité Central d’Entreprise. Force Ouvrière s’exprime donc sur l’intégralité du projet. »

Profitabilité Record, Emplois Sacrifiés : L’Inacceptable Logique de CCE !

L’employeur Coca-Cola Entreprise a décidé d’un énième plan social. Un constat amer, d’autant plus que nous travaillons dans une entreprise extrêmement rentable, comme l’ont démontré sans équivoque les différents rapports d’expertises.

Pourtant, depuis 1995, la loi offre aux entreprises la possibilité de supprimer des emplois même si elles sont bénéficiaires, sous le prétexte fallacieux de « sauvegarder leur compétitivité future ».

Quelques dizaines de postes sur les 2400 que compte l’entreprise aujourd’hui, une suite de délocalisations en Bulgarie, une nouvelle externalisation d’une infime partie de la logistique des pièces détachées… Pour Force Ouvrière, il n’y a là aucune matière à protéger une quelconque compétitivité. Il s’agit uniquement de :

  • Recentrer l’entreprise sur son cœur de métier.
  • Améliorer le retour aux actionnaires.

« Le conseil d’administration de Coca-Cola Entreprise ne fait donc pas un Plan Social parce qu’il le doit mais parce qu’il le peut, et sans utiliser de Gestion Prévisionnelle de l’Emploi et des Compétences. »

Quand la Loi Devient un Outil de Flexibilité Anti-Salariés : Le Rôle de la Loi de Sécurisation de l’Emploi

Cette capacité de CCE à agir ainsi est d’autant plus facilitée par un cadre législatif que Force Ouvrière a toujours combattu. C’est la Loi de Sécurisation de l’Emploi du 14 juin 2013, rendue possible par l’Accord National Interprofessionnel (ANI) du 11 Janvier 2013, qui ouvre la voie à ces pratiques.

Force Ouvrière n’a pas signé cet ANI, précisément au vu des reculs sociaux majeurs qu’il introduisait pour les salariés que nous représentons et défendons. Nous en voyons aujourd’hui les effets dévastateurs :

« Des dizaines de personnes vont être licenciées économiques parce que c’est possible. L’entreprise se déleste du personnel qu’elle estime être devenue non rentable. »

Pourquoi devrions-nous accepter ces suppressions de postes ? Encore une fois, parce que la loi le lui permet. L’employeur a taillé en pièce le budget du PSE en référence au dernier qui a moins d’un an, de manière insidieuse et très discrète, notamment en :

  • Décourageant les départs volontaires.
  • Limitant l’accès aux pré-retraites.

La direction réalise ainsi des économies aux dépens des salariés. Pire encore, elle baisse de fait la base de négociation des futurs PSE qui, nous en sommes convaincus, viendront à coup sûr.

Un PSE au Rabais : Des Moyens Indignes d’une Multinationale !

Le refus de Force Ouvrière de signer l’accord portant sur le contenu du PSE est principalement motivé par l’insuffisance criante du respect du principe de proportionnalité par le groupe Coca-Cola.

Les moyens affectés au plan de sauvegarde de l’emploi doivent être proportionnels aux ressources financières dont dispose l’entreprise et le groupe auquel elle appartient. Avec nos experts, nous avons étudié si les moyens mis en œuvre étaient proportionnels à l’assise économique et financière de CCE et du groupe international Coca-Cola Inc.

Le rapport d’expertise comptable rappelle la profitabilité tant nationale qu’internationale de l’activité. Même s’il n’existe pas de barème établi, il nous apparaît que le juge social sera particulièrement exigeant pour apprécier l’effectivité de la proportionnalité des moyens mis en œuvre.

« Il est manifeste que les moyens mis en œuvre par CCE dans le présent PSE ne sont ni dignes ni à la hauteur des moyens d’une multinationale comme CCE qui dispose de ressources permettant d’indemniser les salariés licenciés à la hauteur du préjudice qu’ils subissent et de réellement diminuer l’impact sur les salariés en favorisant des départs volontaires. »

La Position Inébranlable de Force Ouvrière : Non à l’Agression Sociale !

Force Ouvrière se prononce avec force contre ce qu’elle considère comme une agression sociale et une injustice insupportable. Nous continuerons à défendre les droits et la dignité de chaque salarié face à ces décisions purement financières.

Partager à un collègue :

📄 Document Associé