
La situation est claire : de nombreux salariés souhaitant bénéficier du Plan de Départ Volontaire (PDV) se retrouvent face à une porte close. L’employeur, en l’occurrence Coca-Cola, invoque des quotas atteints dans certains bassins d’emploi et pour des postes spécifiques. Pour Force Ouvrière, cette gestion est inacceptable et porte gravement atteinte aux droits des travailleurs.
Une gestion « économique » qui sacrifie le social
Nous comprenons qu’une entreprise puisse avoir des impératifs économiques et une gestion de son périmètre. Cependant, cette compréhension ne saurait justifier une gestion sociale défaillante et inéquitable. La liberté de choisir de partir, dans les conditions proposées par le PDV, est un droit que nous devons défendre.
« Nous ne pouvons admettre que des salariés soient privés de la possibilité de partir s’ils le souhaitent aux conditions proposées. »
Le principe du « premier arrivé, premier servi » : une injustice flagrante
L’employeur a fait le choix contestable du « premier arrivé, premier servi » pour départager les dossiers. Or, ce critère n’est pas celui prévu et accepté. Le seul critère objectif de départage énoncé dans le Plan de Départ Volontaire est bel et bien la compétence des salariés.
Ce mode de sélection arbitraire crée une inégalité criante et récompense l’information privilégiée plutôt que le mérite ou la situation personnelle. C’est une dérive que Force Ouvrière refuse catégoriquement.
L’absence de transparence : un processus vicié
Une autre défaillance majeure réside dans l’absence d’une phase de recueil de volontariat avant validation. Cette étape est pourtant cruciale pour garantir un traitement égalitaire et transparent de tous les salariés face au PDV. Sans elle, le processus manque de légitimité et d’équité.
Aujourd’hui, la réalité est amère pour de nombreux collègues :
- Un certain nombre de dossiers sont en souffrance, laissant les salariés dans l’incertitude et l’angoisse.
- Pendant ce temps, d’autres dossiers ont déjà reçu la validation de la direction, creusant un fossé d’incompréhension et de frustration.
« Certainement que des bons collaborateurs bien informés ont intérêt à quitter l’entreprise rapidement, mais cela ne doit pas se faire au détriment du traitement de leurs collègues. »
Force Ouvrière exige équité et vigilance pour l’avenir
Notre rôle est de veiller à ce que les droits des salariés soient respectés à chaque étape. Nous restons donc extrêmement vigilants sur plusieurs points essentiels :
- Les départs doivent être réalisés dans des conditions équitables, basées sur un réel volontariat et les critères objectifs définis.
- La réorganisation des services qui s’en suivra doit impérativement se faire dans de bonnes conditions pour les salariés qui resteront. Leur charge de travail, leurs missions et leur bien-être ne doivent pas être sacrifiés sur l’autel des départs.
Force Ouvrière se tient aux côtés de tous les salariés concernés. Nous continuerons d’interpeller la direction pour que la justice sociale prime sur la logique comptable et que chaque dossier soit traité avec le respect et la transparence qu’il mérite.



