FO : Retraites, Salaires, Emploi – Le combat continue !

Réforme des retraites : FO maintient la pression et porte ses revendications !

Le 16 mai dernier, Force Ouvrière, à l’instar des autres organisations syndicales, a répondu à l’invitation de la Première ministre pour des rencontres bilatérales. Une courtoisie républicaine, certes, mais sans aucune compromission sur le fond. Frédéric Souillot, Secrétaire général de FO, l’a rappelé avec force : le combat contre la réforme des retraites continue, et FO exige toujours son abrogation, aux côtés de l’intersyndicale.

Pour bien signifier la position inébranlable de l’organisation, Frédéric Souillot a remis à la Première ministre un badge sans équivoque, portant la mention « Retrait ».

Au-delà de cette réforme injuste, FO a profité de cette rencontre pour marteler ses nombreuses et légitimes revendications, qui touchent au quotidien de millions de travailleurs :

  • La revalorisation des salaires, à commencer par un coup de pouce massif au Smic.
  • La place centrale à redonner à la négociation collective, libérée de tout « cadrage » gouvernemental.
  • La prise en compte réelle de l’emploi, notamment dans le cadre de la transition écologique.
  • Une meilleure gestion des fins de carrière et une reconnaissance effective de la pénibilité.
  • La conditionnalité des aides publiques aux entreprises, pour des emplois et des salaires décents.
  • Le refus catégorique de toutes les réformes qui attaquent les droits des salariés.
  • Des services publics renforcés, dotés de moyens à la hauteur des besoins de la population.

Sur tous ces dossiers, et bien d’autres encore, FO porte une voix déterminée et inébranlable.

Un « dialogue » teinté d’hypocrisie ?

Si la rencontre fut courtoise, la fermeté était de mise. L’exécutif, qui espère un « apaisement social », semble oublier que la feuille de route de FO est dictée par les intérêts des travailleurs, et non par les souhaits de Matignon.

Négociation collective : Halte au diktat !

FO l’a toujours affirmé : la négociation collective est un pilier essentiel du dialogue social. Nous nous opposons fermement au « cadrage » de l’exécutif, qui n’est rien d’autre qu’une forme de diktat. Élisabeth Borne avait bien évoqué la possibilité pour les syndicats de fixer leur propre agenda social. Une ouverture ? Pas si sûr, puisque des sujets précis, comme la pénibilité, étaient déjà fortement suggérés, voire imposés. Pour FO, la négociation doit être libre et sans contrainte.

Un front social qui s’élargit : Au-delà des retraites

Les points de contestation ne se limitent pas à la réforme des retraites. Ces derniers mois, le gouvernement a multiplié les attaques contre les droits sociaux.

Précaires et chômeurs : Les boucs émissaires ?

  • FO condamne toujours la réforme de l’Assurance chômage, qui précarise davantage les demandeurs d’emploi.
  • Nous nous opposons catégoriquement au conditionnement du RSA à des heures d’activité, prévu par le projet de loi sur le plein emploi. Un projet qui, comme l’a annoncé la Première ministre le 13 mai, prévoira même des sanctions contre celles et ceux qui ne « respecteraient » pas cet « accompagnement ».

Pendant que ces réformes se font sur le dos des demandeurs d’emploi et des salariés, au nom de la « réduction des déficits publics », le gouvernement ne cesse de multiplier les cadeaux aux entreprises, sans contrepartie. En témoignent les nombreux allégements de cotisations sociales ou la suppression dès 2023 de la CVAE (Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises).

Aides publiques : Des contreparties, maintenant !

Le 11 mai, Emmanuel Macron annonçait un nouveau plan de réindustrialisation, avec un projet de crédit d’impôt industrie verte. FO le répète : les aides publiques, qui représentent plus de 150 milliards d’euros par an, sont pléthoriques. Elles doivent impérativement être conditionnées à des contreparties concrètes en termes d’emplois et de salaires dignes. Pas de chèque en blanc !

Salaires et Emploi : L’urgence sociale ignorée

Face à une inflation persistante depuis plus d’un an, la question des salaires est une urgence absolue.

  • Malgré les pressions d’Élisabeth Borne sur les branches, les résultats des négociations salariales sont loin d’être à la hauteur. Les hausses couvrent à peine l’inflation dans la plupart des cas.
  • FO insiste sur la nécessité d’un retour à un mécanisme d’échelle mobile des salaires, garantissant la revalorisation à tous les niveaux d’une grille salariale et évitant le tassement.
  • Nous militons pour un coup de pouce massif au Smic, afin qu’il atteigne au minimum 80 % du salaire médian. Une revendication essentielle, toujours refusée par l’exécutif qui se cantonne à la stricte revalorisation automatique, largement insuffisante.
  • De même, le gouvernement refuse la revalorisation de la valeur du point d’indice des agents publics.

Pour FO, l’augmentation des salaires et l’emploi sont les sujets prioritaires. Des sujets qui auraient dû être abordés bien avant d’imposer une réforme des retraites injuste, injustifiée et brutale.

« Qui dit emploi et hausse des salaires veut dire plus de recettes pour notre protection sociale collective, donc pour nos régimes de retraites. La réforme, imposée par un 49-3 tout aussi brutal, n’était donc pas justifiée si le gouvernement avait pris les sujets par le bon bout », a martelé Frédéric Souillot au sortir de Matignon.

Force Ouvrière ne lâchera rien et continuera de porter haut et fort les revendications des travailleurs pour une société plus juste et solidaire.

ARIANE DUPRÉ
Journaliste à L’inFO militante

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Source de l'article :Lire sur force-ouvriere.fr