Coca-Cola Vending : FO dénonce un transfert brutal de 102 salariés

Chez Force Ouvrière, nous ne nous perdons pas en conjectures. Nous ne commentons pas les bruits de couloir ou les « fuites » plus ou moins orchestrées. Notre mission est simple : dire la vérité aux salariés.

Dans notre univers professionnel actuel, l’honnêteté intellectuelle est le dernier des luxes. C’est avec cette exigence que nous vous exposons la situation, dans la crudité – voire la cruauté – de sa réalité.

Coca-Cola Vending : 102 salariés transférés, une décision brutale !

L’annonce est tombée ce matin, 21 janvier, comme un couperet : Coca-Cola Entreprise a décidé de se séparer de son service de distribution automatique (Vending). Et cela, avec armes et bagages ! Les machines sont vendues et, plus grave encore, les Femmes et les Hommes qui font vivre ce service sont transférés à un autre employeur : DALTYS.

Qui est concerné par ce transfert forcé ?

  • Les salariés AEV
  • Les REV
  • Les DC
  • Les MDV
  • … et même le directeur !

Au total, ce sont pas moins de 102 personnes qui sont priées de « dégager » dans les deux prochains mois !

Quelles garanties pour les salariés ?

La direction promet que les conditions salariales seraient maintenues chez le repreneur pendant 24 mois. Mais après ? Après, c’est l’affaire du nouveau propriétaire ! Une épée de Damoclès plane au-dessus de ces collègues.

Attention : Ceci n’est PAS un PSE !

Il est crucial de bien comprendre la nature de cette opération. Nous ne sommes PAS dans le cadre d’un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE). La conséquence est terrible :

Un salarié qui refuse d’aller chez l’acquéreur du Vending, c’est tout simplement un salarié qui démissionne !

Le pire, et le comble du cynisme, c’est que les possibilités de repositionnement en interne chez CCE sont d’ores et déjà refusées par la direction !

Le cynisme à son paroxysme : un coup dur pour les salariés

Imaginez la scène : il y a moins d’un mois, les salariés du service Vending trinquaient encore chez Disney. Deux mois plus tard, l’en-tête de leur fiche de paie change. Et au mieux, cette “stabilité” ne durera que 24 mois. Car nous imaginons aisément ce qui va se passer au 25ème mois pour un grand nombre d’entre eux.

L’acheteur s’est engagé à garder l’effectif… mais il ne peut pas forcer les gens à rester. C’est dire la vie qui va leur être réservée après quelques mois, le temps de « tasser l’affaire » et d’exercer une pression insoutenable.

Le coup est rude, et l’ensemble des équipes est plus ou moins KO debout face à cette agression sociale.

Force Ouvrière se mobilise : Toutes les options sont sur la table !

Comptez sur vos élus Force Ouvrière pour chercher activement les moyens d’action et tous les recours possibles. Depuis que les « fuites » ont commencé, nous ne commentions pas, mais nous agissions déjà en coulisses. Voici nos premières actions et intentions :

  • Le Comité Central d’Entreprise (CCE) a nommé un expert indépendant pour avoir un autre angle de vue de la situation.
  • Une expertise sera également demandée pour les Comités d’Hygiène, de Sécurité des Conditions de Travail (CHSCT).
  • Nous envisageons et préparons d’ores et déjà :
    • Des mobilisations
    • Des actions judiciaires
    • TOUT ce qui est nécessaire pour défendre nos collègues !

Nous appelons de nos vœux une concertation entre toutes les Organisations Syndicales présentes chez CCE, même celles de manière anecdotique, pour assurer une défense digne de ce nom à nos collègues agressés.

Ne vous voilez pas la face : personne n’est à l’abri !

Ne vous y trompez pas : tout le monde est concerné. Les choses ne vont pas aller en s’arrangeant. D’autres couperets vont tomber si nous ne réagissons pas collectivement et fermement.

Si le coût social ne dépasse pas les économies comptables, la masse salariale va continuer de baisser. C’est une logique implacable et dangereuse.

Les ventes, dans le contexte actuel, vont-elles repartir ? Espérons ! Mais si ce n’est pas le cas, pourquoi maintenir un tel outil de production si les produits fabriqués ne sont pas vendus ?

Tout le monde est concerné, personne n’est à l’abri.

Jamais Force Ouvrière n’a joué les Cassandres. Mais aujourd’hui, l’heure est grave et nous vous le disons sans ambages.

Restons unis et informés !

À bientôt pour les différentes options envisageables, qui dépendront du degré d’implication de l’ensemble des collègues.

Vos élus et représentants FO.

Des questions ? Des remarques ?

N’hésitez pas à contacter vos élus ou à nous écrire :

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