Coca-Cola supprime des postes d’assistantes : FO réagit !

C’est une décision qui résonne comme un aveu de faiblesse, un véritable sabotage interne : Coca-Cola, géant mondial, s’apprête à se priver d’une partie essentielle de son fonctionnement en supprimant des postes d’assistantes. Pour Force Ouvrière, il ne s’agit pas d’une simple restructuration, mais d’une remise en question profonde des valeurs humaines au profit d’une centralisation aveugle et déshumanisante.

« Les assistantes ne peuvent pas se résumer à quelques chiffres, ni être remplacées par un logiciel. Elles sont le cœur battant de l’organisation. »

Qui sont ces assistantes que Coca-Cola sacrifie ?

Derrière chaque poste menacé, il y a des femmes d’expérience, des piliers de l’entreprise dont l’engagement n’est plus à prouver. Voici leur profil, loin des statistiques froides :

  • Un âge moyen de 47 ans (avec une fourchette allant de 29 à 61 ans).
  • Une ancienneté moyenne de 20 ans (de 2 à 40 ans), témoin d’une fidélité et d’une connaissance inégalées de l’entreprise.
  • Un salaire médian de 34 000€ annuel, soit environ 2 615€/mois.

Ces assistantes sont, depuis de très nombreuses années, le véritable liant des différents services de l’organisation Coca-Cola. Leur professionnalisme, leur goût du travail bien fait, leur connaissance intime de l’entreprise, de ses salariés et de son fonctionnement – et surtout de ses dysfonctionnements – sont ce qui permet à la machine de tourner. Elles s’approprient les règles non écrites de l’organisation, des règles que nos dirigeants semblent ignorer, pensant naïvement qu’une centralisation et quelques logiciels pourraient avoir le même rendu.

La Centralisation : Un Alibi pour un « Crime Social » ?

Coca-Cola aime mettre en avant sa politique de diversité. Mais que dire d’une entreprise qui va sacrifier l’emploi tenu majoritairement par des femmes expérimentées sur l’autel d’une centralisation prétendument moderne ?

« Mettre en avant la diversité tout en sacrifiant des emplois majoritairement féminins : une hypocrisie insupportable ! »

Si dans les populations commerciales, l’idée de changer régulièrement d’entreprise est une donnée intégrée, le licenciement des assistantes est un véritable crime social. Leur poste est par nature sédentaire, et les conséquences de cette décision seront dramatiques pour celles qui ont bâti leur vie autour de cette stabilité. Ceux qui ont conçu cette nouvelle organisation, eux, n’auront pas à vivre avec ses conséquences. Et cette fois, les assistantes ne seront plus là pour pallier les inévitables défaillances.

Force Ouvrière Propose des Alternatives Concrètes et Humanistes !

Face à cette brutalité, Force Ouvrière ne reste pas les bras croisés. Nous avons formulé plusieurs propositions et demandé une réflexion approfondie à la direction, dont nous attendons des retours concrets :

  • Pour augmenter le nombre d’assistantes dans chaque territoire, le temps partagé pourrait être une solution viable. Un équivalent temps plein (1 FTE) peut être occupé par deux salariées. On pourrait ainsi doubler le nombre d’assistantes à garder, et ce, presque sans augmenter la masse salariale !
  • Le congé de mobilité doit impérativement prendre en compte les motifs de suspension de contrat (maternité, maladie, congés d’éducation…), pour éviter toute injustice supplémentaire.
  • La nouvelle organisation doit absolument prendre en compte les impacts indirects sur la vie personnelle des salariées (déplacements, garde d’enfants…), des aspects trop souvent ignorés.

Dans l’état actuel du Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) qui se négocie, elles partiraient avec 22 mois d’indemnités en moyenne. C’est un point de départ, mais l’objectif est d’atténuer au maximum la casse sociale.

Atténuer la Brutalité : Un Impératif Social !

La nouvelle organisation verra-t-elle le jour ? Sans doute. Mais peut-on en atténuer la brutalité ? Certainement ! Notre rôle, chez Force Ouvrière, est de nous assurer que chaque salariée puisse négocier ce virage imposé par Coca-Cola dans les meilleures conditions possibles.

Des temps partiels aménagés, des indemnités conséquentes, et une véritable prise en compte des situations individuelles sont des leviers que nous devons activer pour garantir une transition digne et respectueuse.

« Chaque salariée doit pouvoir négocier le virage que lui impose Coca-Cola avec dignité et soutien. C’est notre combat ! »

Avec FO, soutenez les actions en ce sens, soutenez ceux qui restent, et surtout, soutenez ceux qui partent ! Votre adhésion et votre mobilisation sont notre force pour défendre les droits de toutes et tous.

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