
La Confédération Force Ouvrière est en alerte maximale concernant l’avenir des salariés de Coca-Cola. Vos délégués syndicaux se sont réunis pour analyser une situation qui met en péril des pans entiers de vos droits. Voici le compte-rendu d’une mobilisation essentielle pour la défense de l’emploi et des conditions de travail.
Coca-Cola : Un « Protocole d’engagements réciproques », Véritable Piège pour les Salariés ?
Ce mercredi 3 avril, la direction de Coca-Cola a convoqué les délégués syndicaux centraux. L’objectif ? Négocier un document au nom énigmatique : le « Protocole d’engagements réciproques ». Pour Force Ouvrière, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un « véritable blanc-seing », offrant à la direction une liberté d’action dangereuse pour les suites du Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) concerné.
L’Article 2.2 : La Clause qui Muselle les Droits Fondamentaux
La contestation de Force Ouvrière est claire et repose sur un point précis : l’article 2.2 de ce protocole. Une lecture attentive révèle l’ampleur des renoncements exigés :
« En contrepartie des concessions faites par la société, les organisations syndicales prennent tant individuellement que solidairement les engagements suivants :
Elles renoncent irrévocablement à engager toute action tendant à contester, sur quelques fondements que ce soit, les projets de réorganisation, en ce compris la justification économique des réorganisations, l’organisation des procédures, les conséquences sur les conditions de travail, l’hygiène, la santé et la sécurité des salariés, l’ordre des licenciements, la détermination des catégories professionnelles, le reclassement et l’ensemble des mesures du PSE. »
Accepter une telle clause, c’est pour FO, accepter l’inacceptable ! C’est exiger des salariés et de leurs représentants qu’ils renoncent irrévocablement à des éléments fondamentaux de notre Code du travail et à la défense de leurs droits. Notamment :
- La contestation de la réalité du motif économique, pourtant si souvent discutable dans le cas de Coca-Cola.
- La remise en cause de l’organisation des procédures.
- L’évaluation des conséquences sur les conditions de travail, l’hygiène, la santé et la sécurité des salariés.
- Le droit de contester l’ordre des licenciements ou la détermination des catégories professionnelles.
- Toute action sur le reclassement et l’ensemble des mesures du PSE.
Force Ouvrière : Non à la « Loi du Silence » !
Pour Christian Crétier, secrétaire fédéral de la FGTA-Force Ouvrière en charge du secteur, la position est sans équivoque :
« Signer ce dit protocole, c’est aller au-delà de la logique de l’ANI du 11 janvier 2013 et, pour des générations futures, c’est aussi être d’accord d’obéir à la règle des marchés financiers ainsi qu’à la loi du silence imposée par la raison du plus fort, celle de la direction. C’est ce qu’ont validé la CGT, CFDT, CGC en ratifiant cet accord. »
Force Ouvrière refuse catégoriquement d’entrer dans cette logique. Nous ne sommes pas prêts à « dealer » le sort des salariés en échange de la perte de nos droits fondamentaux. Notre ambition est claire : garantir les droits des salariés et ceux des délégués FO qui les accompagneront à chaque étape de la procédure.
Nos Revendications : Droits des Salariés, Priorité Absolue !
Face à cette tentative de museler la contestation syndicale et de fragiliser les salariés, la FGTA-FO demande expressément :
- L’annulation immédiate de ce document inique.
- Un retour à la table des négociations, sur des bases saines et respectueuses des droits.
- Éviter tout débordement social, qui serait la conséquence directe de l’entêtement de la direction.
Force Ouvrière restera vigilante et mobilisée pour s’assurer que les droits des salariés de Coca-Cola soient pleinement respectés. Vos droits ne sont pas négociables !




