
Amélioration du PSE : Pour Force Ouvrière, la partie n’est pas terminée !
La direction a récemment soumis aux organisations syndicales un projet de Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) qui, sous couvert d’« accompagnement », tente de museler la défense des salariés. Pour Force Ouvrière, il est hors de question de sacrifier les droits fondamentaux de nos collègues sur l’autel des licenciements boursiers !
Un chantage inacceptable : FO refuse de renoncer aux droits des salariés
Le protocole d’engagements réciproques proposé par l’employeur contient une clause scandaleuse, visant à interdire toute contestation future. Lisez attentivement cet extrait, car il révèle l’ampleur de la régression que l’on veut nous imposer :
« Elles renoncent irrévocablement à engager toute action tendant à contester, sur quelques fondements que ce soit, les projets de réorganisation, en ce compris la justification économique des réorganisations, l’organisation des procédures, les conséquences sur les conditions de travail, l’hygiène, la santé et la sécurité des salariés, l’ordre des licenciements, la détermination des catégories professionnelles, le reclassement et l’ensemble des mesures du PSE. »
Pour Force Ouvrière, c’est clair : nous n’accepterons jamais ce chantage ! Nous ne laisserons pas les salariés être privés de leur droit à contester des décisions qui impactent directement leur vie professionnelle et personnelle. Notre engagement est de défendre chaque collègue, sans exception, face aux logiques de profit.
Nos exigences claires pour un PSE digne d’une entreprise responsable
Pour que FO puisse s’engager dans ce protocole et finaliser la consultation avec un accompagnement digne d’une entreprise socialement responsable et cotée en bourse, nous posons des conditions fermes et non négociables. Voici nos principales revendications :
- La disparition pure et simple, et sans aucune ambiguïté, du paragraphe cité ci-dessus dans le protocole d’engagements réciproques. Pas de renoncement aux droits !
- Le maintien impératif des Instances Représentatives du Personnel (IRP) de proximité, garantes d’un dialogue social ancré dans les réalités du terrain. Nous pensons notamment au maintien du CE Rhône-Alpes-Auvergne, de Marseille, ou de celui de la région parisienne.
- Le maintien des postes stratégiques, à l’instar des Managers des ventes techniques, dont l’expertise est cruciale pour l’entreprise.
- La conservation d’un minimum de 3 postes d’assistantes par Bureau, au lieu des 2 prévus, pour assurer un support essentiel et éviter la surcharge de travail.
- L’intégration des techniciens terrain de plus de 50 ans, confrontés à des contraintes physiques spécifiques, au dispositif de pré-retraite pour une fin de carrière digne.
- Une augmentation significative de la base forfaitaire de l’indemnité additionnelle de licenciement, afin de garantir un départ avec des moyens décents.
- La prise en charge intégrale des sommes affectées au délai de carence prévu par les textes pour les salariés licenciés n’ayant pas trouvé d’emploi à la fin du congé de reclassement et devant s’inscrire à Pôle Emploi. Il est inacceptable de les laisser dans l’incertitude financière !
FO prendra ses responsabilités : la balle est dans le camp de la direction !
« Dans la mesure où la direction témoigne de sa volonté d’engager sans tarder des négociations effectives sur ces points, la délégation FO prendra rapidement toutes ses responsabilités. »
Notre détermination est totale. Nous attendons de la direction qu’elle fasse preuve d’une véritable responsabilité sociale et qu’elle entende les revendications légitimes des salariés. Force Ouvrière est prête à négocier, mais pas à capituler !
Restez mobilisés, l’avenir de nos droits en dépend !




