
Coca-Cola : L’EFFAT et Force Ouvrière Dénoncent une Vague de Restructurations et Exigent le Respect des Droits des Travailleurs !
Le capital humain n’est pas une variable d’ajustement ! C’est le message clair et fort envoyé par le groupe de coordination Coca-Cola de l’EFFAT, réuni à Madrid les 19 et 20 octobre. Des dirigeants syndicaux nationaux, des délégués et des membres des comités d’entreprise de Coca-Cola European Partners (CCEP), Coca-Cola Company et Coca-Cola Hellenic Bottling Company se sont rassemblés pour faire face à une réalité alarmante : une nouvelle attaque contre l’emploi et la dignité des travailleurs.
Une Réunion Cruciale Face à l’Offensive de CCEP
Cette rencontre intersyndicale, à laquelle Force Ouvrière participe activement via l’EFFAT, a mis en lumière les stratégies industrielles inacceptables du groupe. L’objectif ? Démanteler son capital humain sous couvert de « rationalisation » et « productivité ».
Jour 1 : La Menace sur l’Emploi en Europe se Précise
Le premier jour a été consacré au partage d’informations sur les plans de restructuration massifs annoncés par CCEP à travers l’Europe. La situation est grave et concerne de nombreux pays :
- En France et en Belgique, la réorganisation vise à standardiser la gestion du travail pour « augmenter la productivité » sur les sites de production. Une formule souvent synonyme d’intensification et de pression accrue sur les salariés.
- Mais les initiatives de rationalisation toucheront également l’Allemagne, la Grande-Bretagne, le Luxembourg, la Suède et les Pays-Bas. Ici, ce sont les fonctions de centralisation et de normalisation dans la chaîne d’approvisionnement administrative qui entraîneront de nombreux licenciements.
- Le coup de massue le plus dur en Allemagne est l’annonce de la fermeture de l’usine de production de Weimar.
Au total, ces initiatives de restructuration se traduiront par environ 550 pertes d’emplois à travers le continent. Un chiffre qui glace le sang et une stratégie que le groupe de coordination Coca-Cola de l’EFFAT a fermement critiquée.
« La CCEP poursuit une stratégie industrielle axée sur le démantèlement de son capital humain inestimable par une nouvelle attaque contre l’emploi. C’est inacceptable ! »
Jour 2 : Fuenlabrada, le Scandale de l’Usine Fantôme
Le deuxième jour a été marqué par une visite bouleversante : celle de l’usine fantôme de Fuenlabrada, en Espagne. Depuis quatre ans, des travailleurs courageux y luttent pour sauver leur emploi et leur dignité. La réalité sur place a été un choc pour l’ensemble du groupe de coordination.
Ce qui se déroule à Fuenlabrada est un véritable affront à la dignité humaine. Il ne s’agit pas de travail, mais d’une ruse cosmétique qui met en danger la santé physique et mentale des travailleurs :
- Une partie du site est complètement fermée.
- Dans l’autre partie, il n’y a pas de vrai travail : les employés sont contraints de déplacer des caisses de bouteilles vides à la main, dans un simulacre d’activité.
« Ce qui se passe à Fuenlabrada est un manque de respect inacceptable envers la dignité humaine. C’est une ruse cosmétique qui met en danger la santé physique et mentale des travailleurs. »
L’EFFAT et Force Ouvrière Exigent : Nos Revendications Inflexibles !
Face à ces pratiques scandaleuses, l’EFFAT et son groupe de coordination Coca-Cola, avec le soutien indéfectible de Force Ouvrière, lancent un appel et des exigences claires et non négociables au Management de Coca-Cola :
- L’EFFAT exhorte le Management Coca-Cola à donner aux employés de Coca-Cola un travail réel et une solution à long terme pour eux et leurs familles.
- L’EFFAT exhorte Coca-Cola à entamer un dialogue constructif avec les syndicats nationaux en Espagne.
- Nous exprimons notre solidarité et notre soutien inconditionnel aux collègues de Fuenlabrada ainsi qu’à tous les employés des autres régions d’Europe qui ont perdu leur emploi en raison de mesures de productivité accrues.
- Nous exigeons que Coca-Cola cesse de détruire des emplois et mette fin à la demande de flexibilité du travail, qui précarise les salariés.
- Nous exigeons que Coca-Cola respecte pleinement les droits des syndicats et des travailleurs et mette fin à toutes les formes de discrimination personnelle à l’encontre des représentants des travailleurs élus.
- Nous exigeons que Coca-Cola entame un dialogue permanent et constructif au niveau européen avec l’EFFAT et ses filiales nationales.
Force Ouvrière restera mobilisée aux côtés de l’EFFAT et de tous les travailleurs de Coca-Cola pour faire respecter leurs droits et leur dignité. Non à la destruction d’emplois, oui au dialogue social !



