Vote Électronique Coca-Cola : FO dénonce l’accord « bancal »

Illustration : Vote Électronique Coca-Cola : FO dénonce l'accord « bancal » - FGTA Force Ouvrière Coca-Cola

Vote Électronique chez Coca-Cola : Force Ouvrière Dénonce un Accord « Bancal » et Alerte sur les Dangers pour la Démocratie Sociale !

Suite aux nombreuses interrogations qui nous sont remontées concernant le vote électronique au sein de Coca-Cola, Force Ouvrière (FO) tient à clarifier sa position. Notre syndicat s’est toujours engagé pour la transparence et la sincérité des scrutins. C’est pourquoi nous maintenons notre ferme opposition à l’accord actuel, fruit d’une démarche que nous jugeons atypique et dangereuse.

Une Négociation sur la Forme : Quand l’Urgence et la Précipitation Menacent la Démocratie Sociale

Dès le départ, la mise en place du vote électronique chez Coca-Cola a été marquée par une précipitation inquiétante. Force Ouvrière a qualifié cette tractation de :

« Une tractation atypique, déloyale, faite dans l’urgence, qui a donné naissance à un accord « bancal » signé par seulement deux organisations syndicales représentatives. »

Revenons sur les faits qui prouvent la légèreté de cette démarche :

  • La « négociation » a été ouverte par téléphone le 13 septembre 2010, dans une urgence non justifiée, alors que la direction souhaitait expérimenter le vote électronique pour les élections professionnelles au Siège.
  • Aucune réunion physique ne s’est tenue, aucun échange direct « autour d’une table » avec toutes les parties prenantes. Une véritable virtualisation des échanges pour un texte mis à la signature début octobre 2010, à la hâte.
  • Malgré nos efforts, les remarques et propositions de Force Ouvrière sur ce projet n’ont pas été prises en compte, ni même discutées. Une véritable négation du dialogue social !
  • L’accord est d’autant plus « bancal » qu’aujourd’hui, une organisation syndicale signataire de cet accord ne souhaite plus le mettre en œuvre. L’expérimentation lors des élections professionnelles au Siège en janvier 2011 a été jugée décevante.

Le Fond du Problème : Pourquoi la Fiabilité du Vote Électronique Reste une Inquiétude Majeure pour FO

Au-delà de l’intérêt environnemental évident et d’une rapidité du dépouillement, Force Ouvrière n’a aucune confiance dans le système informatique mis en place. Notre position est claire :

« Le vote électronique ne rime pas toujours avec fiabilité. Il ne peut être occulté qu’aucun système informatique n’est totalement inviolable. »

Le Secret du Vote et l’Intégrité du Scrutin : Des Garanties Illusoires ?

Avec les systèmes de vote électronique, le contrôle démocratique échappe de plus en plus aux membres des bureaux de vote, aux scrutateurs et aux électeurs. Il est confisqué au profit de techniciens informatiques, transformant les acteurs essentiels du scrutin en de simples spectateurs passifs d’un système qui les dépasse et qui est vulnérable aux tentatives de fraude.

La possibilité de voter à distance, via l’outil Internet et même depuis un poste de travail professionnel, soulève des questions fondamentales sur la légalité et la sincérité du scrutin :

  • Comment garantir que le salarié est seul devant son ordinateur au moment du vote, assurant ainsi le secret absolu du vote ?
  • Rien ne prémunit réellement contre l’usurpation d’identité, un risque majeur pour la légitimité des résultats.
  • La garantie qu’au moment du vote le salarié n’a subi aucune pression reste purement hypothétique. Le lieu de vote doit être un sanctuaire de liberté.

Le vote électronique n’est tout simplement pas un dispositif de nature à garantir totalement la confidentialité et la sincérité du scrutin.

Quand le Vote Papier Reste le Maître : La Sûreté Avant Tout

Force Ouvrière est catégorique :

« Aucune modalité de vote n’apporte autant de garanties que le vote papier (authentification de l’électeur, secret et sincérité du scrutin, absence de pression…). »

La fiabilité des systèmes de vote électronique ne peut être totalement garantie, exposant le processus électoral à des risques majeurs :

  • Risque de fraude massive.
  • Agissements de virus informatiques.
  • « Descellement » des urnes virtuelles, sans possibilité de contrôle visuel et humain.

L’Abstention : Une Fausse Bonne Idée ?

Contrairement aux idées reçues, cette technologie n’est pas, en soi, une solution au problème de l’abstention. Au contraire, s’il n’augmente pas le taux de participation, le vote électronique peut même, dans certains cas, le faire baisser ! Les élections professionnelles doivent rester un moment de cohésion sociale pendant lequel les salariés expriment librement leur engagement en votant pour leurs représentants.

Notre Vision : Le Vote Électronique, Un Complément Exceptionnel, Pas une Exclusivité !

Pour Force Ouvrière, le vote électronique, tout comme le vote par correspondance, pourrait éventuellement garder un caractère exceptionnel. Il devrait être nécessairement justifié par des contraintes particulières et sous des conditions strictes. En aucun cas, il ne doit devenir la norme.

Le vote électronique doit être perçu comme une modalité de vote complémentaire et non exclusive des autres modalités de vote plus traditionnelles et, surtout, plus sûres. Ce qui, malheureusement, n’est pas le cas dans l’accord actuel chez Coca-Cola.

Force Ouvrière continuera de se battre pour des élections professionnelles justes, transparentes et démocratiques, où la voix de chaque salarié est respectée et protégée.

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