
En 2017, le gouvernement d’Emmanuel Macron a mis en œuvre un ensemble de réformes majeures du droit du travail, connues sous le nom d’Ordonnances Macron. Présentées comme des mesures de « flexibilisation » et de « sécurisation » pour les entreprises, ces textes ont été, et restent, pour Force Ouvrière, une attaque frontale contre les droits et les garanties des salariés. Nous vous proposons une analyse détaillée de ces cinq ordonnances funestes, qui ont profondément remodelé le paysage social français.
« Ces ordonnances ont fait basculer le rapport de force en faveur du patronat, au détriment des travailleurs. FO ne lâche rien dans la défense de vos droits ! »
Les 5 Ordonnances Macron : Une Régression Sociale Détaillée
Chacune de ces ordonnances, prise isolément, représente un recul. Ensemble, elles constituent un choc social dont les répercussions se font encore sentir aujourd’hui.
1. Ordonnance relative au renforcement de la négociation collective
Sous couvert de « renforcement », cette ordonnance a en réalité opéré une décentralisation massive de la négociation collective. La primauté de l’accord d’entreprise sur l’accord de branche est désormais la règle, même sur des sujets cruciaux. Cela signifie :
- Une fragmentation des droits : Des droits différents selon les entreprises, créant une concurrence par le bas.
- Un affaiblissement des branches professionnelles : Moins de capacité à fixer des standards sociaux protecteurs pour tous les salariés d’un secteur.
- Un risque accru de « dumping social » : Les entreprises sont incitées à la surenchère pour attirer ou retenir l’emploi, au détriment des conditions de travail.
« La négociation collective doit être un levier d’amélioration des droits, pas un outil de leur démantèlement ! »
2. Ordonnance relative à la nouvelle organisation du dialogue social et économique dans l’entreprise et favorisant l’exercice et la valorisation des responsabilités syndicales
C’est cette ordonnance qui a créé le Comité Social et Économique (CSE), fusionnant les instances représentatives du personnel (Délégués du Personnel, Comité d’Entreprise et CHSCT). Pour FO, cette fusion est une véritable dilution des missions et une perte d’efficacité :
- Une réduction du nombre de représentants : Moins de voix pour défendre les salariés.
- Une complexification des mandats : Des élus surchargés, devant maîtriser des sujets très variés, de l’économie à la santé-sécurité.
- Une atteinte grave à la santé et sécurité au travail : La disparition du CHSCT, instance spécialisée et essentielle, est un recul inacceptable pour la prévention des risques professionnels.
3. Ordonnance relative à la prévisibilité et la sécurisation des relations de travail
L’intitulé est trompeur. Cette ordonnance a surtout introduit des mesures visant à « sécuriser » les employeurs, au détriment des salariés :
- Le plafond des indemnités prud’homales (barème Macron) : Il limite drastiquement les dommages et intérêts en cas de licenciement abusif, encourageant les employeurs à la faute.
- La facilitation des licenciements : Des motifs élargis, des procédures simplifiées.
- Le resserrement des délais de recours : Moins de temps pour les salariés pour contester leur licenciement.
« Prévisibilité pour les uns, précarité accrue pour les autres. Cette ordonnance a fragilisé des milliers de salariés face à l’arbitraire patronal. »
4. Ordonnance portant diverses mesures relatives au cadre de la négociation collective
En complément de l’ordonnance n°1, celle-ci a poursuivi le travail de sape des droits des salariés en :
- Élargissant les possibilités de recourir aux accords de performance collective (APC) : Ces accords peuvent déroger au contrat de travail, permettant de modifier la durée du travail, la rémunération ou la mobilité sans l’accord individuel du salarié, sous peine de licenciement.
- Assouplissant les règles des accords majoritaires : Des seuils de validation qui, bien que visant à renforcer la légitimité, peuvent dans certains cas complexifier la capacité des syndicats à bloquer des accords défavorables.
5. Ordonnance relative au compte professionnel de prévention
Le Compte Professionnel de Prévention (C2P), successeur du Compte Pénibilité, a été l’objet de modifications qui ont réduit son champ d’application et la reconnaissance de la pénibilité au travail. C’est un recul majeur pour la santé des travailleurs :
- Une diminution des facteurs de pénibilité pris en compte.
- Une complexification des démarches pour les salariés et les entreprises.
- Un affaiblissement de la responsabilité des employeurs face aux conditions de travail.
« La santé des travailleurs n’est pas une variable d’ajustement ! FO exige une véritable politique de prévention de la pénibilité. »
Force Ouvrière : Toujours Engagée Contre la Régression Sociale
Les Ordonnances Macron de 2017 ont été un tournant, marquant une volonté politique d’affaiblir les protections des salariés et de fragiliser le dialogue social. Face à ces réformes, Force Ouvrière a toujours été en première ligne pour défendre les droits des travailleurs.
Nous continuons à nous battre pour :
- Le rétablissement de droits protecteurs pour tous les salariés.
- Une négociation collective équilibrée, respectueuse des branches et des entreprises.
- Le renforcement des instances représentatives, avec des moyens adéquats.
- Une véritable politique de prévention de la pénibilité.
Ne restez pas isolés. Rejoignez Force Ouvrière pour faire entendre votre voix et défendre collectivement vos droits. Votre mobilisation est notre force !





