
Les signaux d’alarme retentissent, et Force Ouvrière les entend clairement ! Lors de la réunion plénière du Comité d’évaluation des ordonnances (pilotée par France stratégie) du 25 mars dernier, des éléments plus qu’alarmants ont été mis en lumière concernant l’implantation syndicale et la représentation du personnel en entreprise. Pour FO, ce n’est malheureusement pas une surprise : c’est la confirmation brutale de ce que nous dénonçons depuis des années.
FO, une voix prophétique face à la régression sociale
Dès l’origine des ordonnances de 2017, FO n’a eu de cesse d’alerter sur les conséquences désastreuses d’une telle réforme de la représentation du personnel et son impact délétère sur la qualité du dialogue social. Nous avions prédit une dégradation, et les faits nous donnent, hélas, raison.
« Nous avions averti que la réforme de 2017 affaiblirait la voix des salariés. Aujourd’hui, les chiffres le prouvent sans appel. »
Les chiffres implacables de la DARES : Une catastrophe annoncée
Les éléments présentés par la DARES (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) confirment aujourd’hui nos craintes les plus vives. Le constat est sans appel :
- Une baisse significative du taux de couverture des entreprises par des Instances Représentatives du Personnel (IRP) ou un Délégué Syndical (DS), alors que ce taux était stable par le passé. C’est un recul sans précédent de la démocratie sociale !
- Un nombre de Commissions Santé, Sécurité et Conditions de Travail (CSSCT) bien inférieur à celui des Comités d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) qui existaient auparavant. La santé et la sécurité de nos travailleurs sont en danger !
- Un éloignement des élus du terrain est également pointé du doigt. Comment défendre efficacement les salariés sans être à leurs côtés, sans connaître leurs réalités quotidiennes ?
- Les réclamations individuelles et collectives (rôle jusque-là dévolu aux délégués du personnel) occupent la majeure partie des réunions du Comité Social et Économique (CSE), tandis que les questions fondamentales de santé et de sécurité au travail sont marginalisées.
« La réforme de 2017 a vidé de leur substance les instances représentatives, transformant le dialogue social en un monologue patronal. »
Un avenir menacé : Quand l’environnement ne fait pas le poids
Nos inquiétudes sont donc plus que jamais d’actualité, d’autant plus que le projet de loi sur la lutte contre le dérèglement climatique prévoit d’associer le CSE aux questions environnementales, sans pour autant lui en donner réellement les moyens. Encore une fois, on charge la mule sans lui donner le carburant nécessaire. C’est une fausse bonne idée si elle ne s’accompagne pas d’une véritable revalorisation des moyens et des compétences des élus !
Force Ouvrière : Notre engagement pour un dialogue social RÉEL
Face à ce constat alarmant, FO ne lâche rien ! Nous revendiquons avec force :
- Le rétablissement de moyens permettant effectivement la représentation pleine et entière des personnels.
- En particulier, la remise en place des CHSCT, garants essentiels de la santé et de la sécurité des travailleurs.
Nous rappelons qu’avec les autres confédérations syndicales, FO s’est adressée en ce sens au Premier ministre, le 14 octobre dernier, dans un courrier sans équivoque.
« Nous appelons au rétablissement des capacités de représentation collective des salariés, de leurs droits et de leurs moyens – en particulier la remise en place des CHSCT – indispensables à l’exercice d’un dialogue social de qualité dans l’entreprise. »
Force Ouvrière continuera de se battre sans relâche pour que la voix des salariés soit entendue, pour que le dialogue social retrouve son sens et sa force, et pour que la santé et la sécurité au travail redeviennent des priorités absolues. L’avenir de nos droits sociaux est en jeu !




