
La direction a jeté le masque ! Après des mois de rumeurs, l’annonce est désormais officielle : elle veut remettre en cause les 35 heures et réorganiser l’ensemble de nos 5 usines. Un véritable coup de massue alors que les plaies du dernier Plan Social d’Entreprise (PSE) sont à peine refermées et que de nouvelles suppressions de postes se profilent déjà.
Décryptage : Quand la direction parle, FO agit !
Bien sûr, la communication patronale est toujours enrobée de mots choisis, de formules lénifiantes. Mais Force Ouvrière ne se laisse pas berner. Voici ce que la direction a « déclaré » et ce que cela signifie réellement pour vous, les salariés :
1. « Dépoussiérer l’accord ARTT » : L’attaque frontale contre nos 35 heures
« Nous souhaitons entamer une négociation avec les 4 organisations syndicales représentatives pour dépoussiérer l’accord ARTT. »
Derrière l’expression anodine de « dépoussiérer », se cache une volonté claire et cynique : démanteler nos acquis sociaux. L’Accord ARTT, c’est ni plus ni moins que :
- Nos 35 heures hebdomadaires, gage d’un équilibre vie pro/vie perso.
- Nos 17 jours de repos supplémentaires, en plus de nos congés payés.
Ces jours, qui nous permettent de souffler et de profiter de nos familles, la direction les a en travers de la gorge. Elle veut les réduire, voire les supprimer, pour augmenter la productivité sur notre dos. C’est inacceptable !
2. « Clauses de mobilités, à la marge » : La menace de l’éloignement et du licenciement
« Nous débuterons en avril une cession d’information/consultation sur une réorganisation de l’ensemble de l’outil industriel français pour laquelle il sera nécessaire d’envisager des clauses de mobilités, à la marge. »
Encore une fois, les mots sont choisis pour minimiser l’impact. Mais la « mobilité », même « à la marge », a des conséquences bien concrètes pour nos vies. Cela signifie que certains d’entre nous pourraient devoir :
- Déménager pour un autre site du groupe (mobilité interne), bouleversant la vie familiale et personnelle.
- Pire encore, être poussés vers la sortie et devoir « aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte » (mobilité externe), ce qui équivaut à un licenciement déguisé.
Et quand la direction parle de « à la marge », qu’est-ce que cela représente réellement ? 10% ? 5% des effectifs ? Cela pourrait signifier entre 50 et 100 personnes concernées ! Des familles entières pourraient être impactées. C’est ça, leur « marge » !
Trop c’est trop : L’heure est à la mobilisation !
L’employeur nous pousse à bout. Il nous oblige à nous battre pour défendre nos droits, nos emplois et notre dignité. Face à cette offensive, il est crucial de montrer que les salariés ne sont pas des pions et que nous ne nous laisserons pas faire. La seule manière de doucher les ardeurs de la direction est de lui faire comprendre qu’il y aura un coût social respectable à ses décisions.
« La grève est un échec pour tous, mais être viré c’est pire ! »
Vos élus Force Ouvrière sont à vos côtés et ne lâcheront rien. Nous vous tiendrons informés des avancées des négociations et, si nécessaire, des mouvements de grève à produire. Il est temps de rester dignes, unis et de ne pas tomber sans combattre.
Restons mobilisés, restons FO !




