FO 2015 : Mailly dénonce l’austérité et appelle à l’action

Retour sur un moment fondateur pour notre organisation : le jeudi 5 février 2015, le XXIIIe Congrès Confédéral de Force Ouvrière, réuni à Tours, était le théâtre d’un discours majeur. Jean-Claude Mailly, alors Secrétaire Général, prenait la parole pour une intervention fleuve de plus d’une heure et demie. Ce moment, véritable carrefour démocratique, a marqué un tournant, scellant les orientations de notre syndicat face aux défis de l’époque.

Un bilan sans concession et un appel clair à la mobilisation

Dans sa réponse aux délégués venus de toute la France, du secteur public comme du secteur privé, Jean-Claude Mailly est revenu sur les échanges intenses qui ont rythmé les premiers jours du congrès. Fidèle à la tradition d’indépendance et de liberté de ton de Force Ouvrière, il a abordé de front les préoccupations exprimées par nos militants.

Le contexte de ce congrès de 2015 était particulièrement lourd, marqué par :

  • Des politiques d’austérité persistantes et destructrices.
  • Des réformes territoriales qui déstructuraient nos services.
  • Une pression inacceptable sur les services publics.
  • Un gel ou une stagnation des salaires, asphyxiant le pouvoir d’achat.

Face à cette situation, le Secrétaire Général a réaffirmé l’analyse implacable portée par la Confédération :

L’austérité est « triplement suicidaire : socialement, économiquement et démocratiquement ».

Un constat qui résonne encore aujourd’hui avec une force implacable !

L’heure n’est plus à l’avertissement, mais à l’action !

L’un des messages les plus forts de cette intervention a été de souligner la nécessité impérieuse de passer à l’offensive. Face à un gouvernement qui maintenait un cap économique résolument libéral et à ce que Jean-Claude Mailly a qualifié d’« autoritarisme social », la voie était claire :

Force Ouvrière doit « donner le ‘la' » !

Il a rappelé que pour faire bouger les lignes et redonner confiance aux travailleuses et travailleurs, la perspective d’une grève interprofessionnelle était plus que jamais à l’ordre du jour. Un appel vibrant à :

  • Rassembler les forces.
  • Stopper les politiques néfastes pour les salariés.
  • Construire le rapport de force indispensable.

Seule une mobilisation collective et unie peut inverser la vapeur et défendre nos droits !

Indépendance syndicale et développement : les piliers de FO

Au-delà de la conjoncture immédiate, cette prise de parole fut l’occasion de réaffirmer les fondamentaux inaliénables de notre syndicalisme. Des principes qui guident notre action depuis toujours :

  • L’attachement viscéral à la Charte d’Amiens, socle de notre indépendance syndicale.
  • La défense farouche du service public républicain, rempart essentiel face aux logiques de privatisation et de démantèlement.
  • Le refus catégorique d’une :

« République low-cost »

  • La nécessité vitale de renforcer notre présence partout, sur chaque lieu de travail, en se développant et en étant toujours plus nombreux pour porter la voix des salariés.

Notre force réside dans notre nombre et notre cohésion !

Nous vous invitons chaleureusement à (re)découvrir l’intégralité de cette réponse. Elle est essentielle pour comprendre les orientations stratégiques et les valeurs immuables fixées lors de ce congrès marquant de Force Ouvrière.

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Source de l'article :Lire sur force-ouvriere.fr