FGTA-FO : crise agricole, quelles revendications sociales pour les salariés ?

La crise agricole, ce sont aussi des salariés

Lorsque l’on parle de crise agricole, l’attention médiatique se concentre naturellement sur les exploitants et les agriculteurs indépendants. Pourtant, derrière les chiffres de la production agricole, il y a des centaines de milliers de salariés — ouvriers agricoles, employés de coopératives, travailleurs des industries agroalimentaires — qui subissent de plein fouet les conséquences de cette crise structurelle. La FGTA-FO refuse que ces travailleurs soient les oubliés du débat.

La fédération a pris position fermement dès les premières mobilisations agricoles : les salariés ne doivent pas être la variable d’ajustement des difficultés de filière. Quand les prix baissent, ce ne sont pas les rémunérations des travailleurs qui doivent servir de levier d’économie.


L’ampleur de la crise et ses répercussions sur l’agroalimentaire

La crise agricole française s’inscrit dans un contexte européen et mondial de tensions sur les marchés des matières premières. Les fluctuations des cours des céréales, du lait, de la viande et des oléagineux déstabilisent l’ensemble de la chaîne de valeur. Les industries de transformation alimentaire, premier employeur industriel de France, sont directement impactées par ces turbulences.

Les conséquences sont concrètes pour les salariés : réductions d’effectifs, gel des embauches, suppressions de postes dans les usines, recours accru à l’intérim et pression sur les cadences de production. Dans certaines régions rurales, la fermeture d’un site agroalimentaire signifie la désertification économique de tout un bassin d’emploi. La FGTA-FO alerte sur ces réalités trop souvent ignorées par les décideurs politiques.


Les revendications de la FGTA-FO

Face à cette situation, la FGTA-FO a formulé des revendications claires et exigeantes. La fédération demande en priorité :

  • Le maintien des emplois dans les filières touchées, avec des engagements fermes des employeurs et de l’État.
  • Le refus de toute baisse de salaire ou de tout gel salarial justifié par la conjoncture agricole.
  • Des aides publiques conditionnées au respect des droits sociaux et des conventions collectives.
  • Un accompagnement renforcé pour les salariés des entreprises en difficulté : formation, reclassement, activité partielle de longue durée.
  • La prise en compte des salariés dans les plans de soutien à l’agriculture, qui ne doivent pas bénéficier uniquement aux exploitants.

Protéger l’emploi et les salaires pendant la crise

La FGTA-FO insiste sur un principe fondamental : une crise économique ne justifie jamais la régression des droits sociaux. L’histoire montre que les périodes de difficulté sont souvent utilisées par le patronat comme prétexte pour remettre en cause des acquis durement négociés. La fédération veille à ce que les accords de branche soient respectés et que les minima conventionnels ne soient pas contournés.

La question de l’activité partielle est centrale. La FGTA-FO exige que les dispositifs d’activité partielle soient mis en place rapidement dans les entreprises touchées, avec une indemnisation au plus proche du salaire réel. Les salariés ne doivent pas supporter seuls le coût de la crise. L’État et les employeurs ont une responsabilité partagée dans la préservation du tissu économique et social de nos territoires.


L’engagement de FO pour une filière durable et juste

Au-delà de la gestion immédiate de la crise, la FGTA-FO porte une vision à long terme pour les filières agroalimentaires. La fédération défend un modèle de développement qui place le salarié au centre : rémunérations décentes, conditions de travail dignes, formation continue et perspectives de carrière. La transition écologique ne doit pas se faire au détriment des travailleurs, mais avec eux et pour eux.

La FGTA-FO appelle à une politique agricole et alimentaire ambitieuse, qui intègre systématiquement la dimension sociale. La souveraineté alimentaire de la France ne peut se construire sur l’exploitation de ses travailleurs. La fédération continuera de porter cette exigence dans toutes les instances de négociation et de dialogue social.

Vous travaillez dans l’agroalimentaire ou l’agriculture ? La FGTA-FO est votre fédération. Contactez vos représentants FO pour faire entendre votre voix et défendre vos droits face à la crise.


Sources

Résolument réformiste, la confédération Force Ouvrière (FO)

La Confédération Générale du Travail Force Ouvrière est une organisation syndicale française, attachée à son indépendance vis-à-vis des partis politiques et de l’État.

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