Congrès FO : Loi Macron & PSE chez Coca-Cola, le combat continue

En direct du Congrès confédéral Force Ouvrière ! Après avoir célébré nos 70 ans d’histoire avec une vidéo émouvante, les prises de parole à la tribune nous rappellent avec force l’urgence et l’actualité brûlante de nos luttes syndicales.

Un témoignage édifiant du Congrès FO : la réalité du patronat sans scrupules

Aujourd’hui, une intervention a particulièrement marqué les esprits : celle de notre camarade Cyril Herbin. Il a apporté le salut fraternel du syndicat FO de Coca-Cola Entreprise, un embouteilleur qui compte 2400 salariés en France.

Coca-Cola Entreprise : un PSE injustifié, une direction cynique

Son discours a mis en lumière la réalité brutale des restructurations actuelles. Son entreprise vient de traverser un nouveau Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE), une décision d’autant plus scandaleuse qu’elle n’est absolument pas en difficulté financière !

  • Sous prétexte fallacieux de « sauvegarder la compétitivité », la direction a taillé impunément dans les effectifs.
  • Les conséquences sont directes : les salariés qui restent sont surchargés de travail, leurs conditions se dégradent.
  • Face à ce plan injustifié et financièrement insuffisant, le syndicat FO a pris ses responsabilités en refusant de le signer, fidèle à ses valeurs de défense des travailleurs.

La Loi Macron : l’arme du patronat contre les salariés

Mais le plus scandaleux dans ce témoignage, c’est la façon dont la direction a instrumentalisé le contexte politique. L’entreprise a fait preuve d’une intransigeance sidérante sur les critères de licenciement, anticipant de manière cynique les régressions de la Loi Macron.

Comme l’a dénoncé Cyril à la tribune, cette loi permet désormais aux employeurs de se débarrasser spécifiquement d’un service en passant par un simple document unilatéral, évitant ainsi de négocier avec les syndicats qui défendent réellement les salariés.

Une régression orchestrée pour le MEDEF

Le constat est clair et sans appel : la Loi Macron est un recul manifeste, orchestré pour satisfaire la vieille marotte du Medef qui vise à « fluidifier les licenciements ».

La donne a changé pour nous, militants : le combat se mène aujourd’hui sur deux fronts, à la fois contre le patronat et contre le gouvernement. Nous ne baisserons pas les bras !

Force Ouvrière s’adapte et riposte !

Heureusement, face à ces attaques frontales, notre organisation ne reste pas inactive. Force Ouvrière s’adapte, innove et renforce ses outils pour mieux défendre les droits des travailleurs.

Des outils concrets pour le terrain

Pour que les syndicats ne soient plus jamais seuls face aux procédures complexes des PSE, la FGTA-FO a judicieusement créé une commission essentielle :

  • Elle regroupe des délégués expérimentés et des juristes spécialisés.
  • Son rôle est d’apporter une aide précieuse et indispensable sur le terrain aux sections confrontées à ces situations difficiles.

Moderniser notre action syndicale

Cyril a également profité de la tribune pour remonter une demande pratique émanant de son trésorier :

  • Simplifier le matériel syndical pour les sections dont les adhérents (comme les commerciaux) sont dispersés sur toute la France.
  • Un objectif clair : ne plus freiner le développement syndical et toucher un maximum de travailleurs.

Notre combat : un syndicalisme libre et indépendant !

Ce discours est un appel vibrant à ouvrir les yeux et à bien marquer la différence fondamentale entre notre syndicalisme de combat et le « syndicalisme d’accompagnement » que certains voudraient nous imposer.

Je vous laisse sur les mots de conclusion percutants de notre camarade, qui ont fait vibrer la salle du Congrès : « Vive le syndicalisme libre et indépendant, vive la Confédération Générale du Travail Force Ouvrière ! »

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