Coca-Cola vs Intermarché : FO défend la consommation saine

Un bras de fer commercial sans précédent : Coca-Cola contre Intermarché et Netto

Une véritable onde de choc secoue le monde de la distribution ! Selon une note interne explosive révélée par LSA, le mastodonte Coca-Cola aurait stoppé la livraison de l’ensemble de ses gammes à Intermarché et Netto. Un acte fort, aux allures de chantage commercial, qui met en lumière les tensions grandissantes entre les distributeurs soucieux de la santé de leurs clients et les géants de l’agroalimentaire. Si Coca-Cola dément ces informations, les faits sur le terrain parlent d’eux-mêmes et interrogent sur le rapport de force entre industriels et distributeurs.

La vision d’Intermarché : santé, local et environnement au cœur des rayons

Au cœur de ce conflit, une volonté claire de la part d’Intermarché : offrir des produits plus sains et plus respectueux. Thierry Cotillard, président d’Intermarché Alimentaire, est catégorique :

« Coca-Cola veut nous contraindre par tous les moyens à détenir une gamme 2020 que nous ne souhaitons pas. »

Pourquoi un tel refus ? Les raisons sont multiples et résonnent avec les attentes des consommateurs que Force Ouvrière défend ardemment :

  • Les clients recherchent des produits plus sains pour leur santé à long terme.
  • Ils privilégient les aliments peu transformés et issus des filières agricoles locales.
  • Une prise de conscience écologique pousse à délaisser les contenants en plastique.

Intermarché avait prévenu les industriels dès cet été de sa volonté de « réduire la place de certains sodas en faveur des produits qui incarnent les nouvelles tendances, plus saines, moins sucrées ». Une démarche transparente, mais visiblement inacceptable pour la multinationale.

Le dictat du géant américain : une tentative d’étranglement commercial ?

Face à cette démarche légitime d’Intermarché, la réponse de Coca-Cola semble être celle de la force brute. La multinationale ne digère pas cette liberté de choix :

« La société Coca-Cola a donc été informée très en amont et dans les règles, d’une réduction de ses gammes, en particulier les colas. Nous sommes, jusqu’à preuve du contraire, libres de nos choix d’assortiments, à partir du moment où nos fournisseurs sont prévenus suffisamment à l’avance. »

Le groupe américain chercherait à obliger Intermarché à référencer toute sa gamme. Et pour faire plier le distributeur, la méthode employée serait radicale : stopper purement et simplement toutes les livraisons. Pour Thierry Cotillard, l’objectif est limpide :

« Cette démarche vise en réalité à restreindre l’accès aux linéaires Intermarché et Netto des nouveaux produits, souvent fabriqués par des PME, que nous souhaitions référencer dès le cadencier de janvier à la place des Colas. »

C’est une attaque directe contre la diversité des produits et un coup dur potentiel pour les petites et moyennes entreprises (PME) françaises qui peinent déjà à se faire une place face aux géants.

La résistance d’Intermarché : « Nous n’acceptons pas qu’une multinationale entrave nos convictions »

Face à cette « menace », Intermarché refuse de céder. Une position que Force Ouvrière salue comme un acte de courage et de défense de la souveraineté économique :

« Nous n’acceptons pas qu’une multinationale entrave nos convictions, bafoue nos valeurs d’indépendance, fasse obstacle à notre liberté en termes de choix d’assortiments, au risque de faire « jurisprudence » auprès d’autres grands groupes. »

Le distributeur se dit même prêt à engager une action judiciaire contre le groupe pour « dénoncer les agissements de cet industriel ». Un signal fort envoyé à l’ensemble du secteur.

La version de Coca-Cola : un contrat arrivé à échéance

Contacté, Coca-Cola European Partners (CCEP), l’entité distributrice en France, dément les informations de rupture. Selon eux :

« Ces déclarations sont inexactes. (…) notre contrat avec Intermarché est arrivé à échéance le 31 décembre 2019. Malgré nos propositions, nous n’avons pas trouvé d’accord au 1er janvier 2020 dans un contexte où Intermarché avait annoncé un déréférencement massif de nos produits. »

L’entreprise admet cependant avoir « mis les livraisons en attente », se disant « prêt à livrer dès que nous serons parvenus à un accord sur les conditions de vente postérieures au 1er janvier 2020. » Une nuance sémantique qui ne change rien à la réalité des rayons vides. Le dialogue est privilégié, mais la pression reste maximale.

Force Ouvrière : Pour la liberté de choix et contre l’abus de pouvoir des multinationales !

Ce bras de fer illustre parfaitement les dérives d’un système où les multinationales tentent d’imposer leur loi, au détriment de la liberté des distributeurs, de la diversité des produits et surtout, des choix des consommateurs. Force Ouvrière est et restera aux côtés de ceux qui luttent pour une consommation plus juste, plus saine et plus locale.

Nous appelons à une vigilance accrue face à ces pratiques qui visent à museler toute initiative allant dans le sens de l’intérêt général. La souveraineté alimentaire et le droit des consommateurs à choisir ne doivent pas être les otages des stratégies commerciales agressives des géants de l’industrie.

Il est temps de rappeler que le pouvoir d’achat et la santé de nos concitoyens ne sont pas des variables d’ajustement pour les profits des multinationales. Soutenons les acteurs qui osent résister !

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Source de l'article :Lire sur lefigaro.fr