
Coca-Cola France : Entre « Produire en France » et Licenciements, FO Dit « Ça Suffit ! »
Le 21 février 2013, une lettre du PDG de Coca-Cola France adressée au ministre du Redressement Productif, Arnaud Montebourg, faisait état d’une profonde conviction : celle de « l’intérêt, de l’opportunité mais aussi de la responsabilité sociétale qu’implique le fait de produire en France ». Le dirigeant exprimait même sa fierté de participer au dynamisme économique de notre pays. De belles paroles, n’est-ce pas ?
« [Je suis] profondément convaincu de l’intérêt, de l’opportunité mais aussi de la responsabilité sociétale qu’implique le fait de produire en France. »
— PDG de Coca-Cola France, lettre du 21 février 2013
Quand la Réalité des PSE Rattrape le Discours Marketing
Chez Force Ouvrière, les déclarations d’intention ne suffisent pas. Face à ce discours, le syndicat Force Ouvrière Coca-Cola et la FGTA-FO ont une réponse claire et nette, un défi lancé directement à la direction de l’entreprise :
« Chiche ! Engagez-vous dans vos deux PSE en cours, qui concernent plus de 200 salariés alors que le groupe réalise 928 millions de dollars de résultats opérationnels en 2012, à ne signer aucune lettre de licenciement ! »
Ce n’est pas un appel en l’air. C’est une exigence de cohérence. Comment une entreprise affichant de tels bénéfices peut-elle envisager de se séparer de plus de 200 collaborateurs qui ont justement contribué à ces résultats éclatants ? La responsabilité sociétale ne se limite pas aux déclarations de presse, elle se mesure aux actes, au respect de ceux qui font la richesse de l’entreprise.
L’Alternative FO : La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC), une Voie Humaine et Responsable
Nous ne nous contentons pas de dénoncer. Force Ouvrière trace une troisième voie, celle de la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC). Cette approche, bien loin des licenciements secs, vise à préserver l’emploi et les savoir-faire. Elle se fonde sur :
- Des reclassements internes, pour valoriser les compétences existantes et les adapter aux besoins futurs de l’entreprise.
- Des départs volontaires, accompagnés et choisis, pour ceux qui souhaitent une nouvelle orientation professionnelle, dans le respect de leur parcours.
Cette méthode est la preuve qu’une gestion de l’emploi peut être à la fois économiquement viable et socialement juste. Elle exige une volonté, un engagement que nous attendons de la part de Coca-Cola France. C’est une question de volonté politique et sociale.
Agissez, Monsieur le PDG : Respectez Vraiment Vos Salariés !
Avant de se poser en « redresseur de torts » dans les colonnes des journaux français, Force Ouvrière demande à la direction de Coca-Cola France de commencer par l’essentiel :
« Commencez par respecter vos salariés qui ont contribué à obtenir de tels résultats et alors seulement vous pourrez jouer aux redresseurs de torts dans la presse française. »
C’est un appel à l’action. Un appel à la responsabilité réelle et concrète. Les salariés de Coca-Cola France méritent mieux que des promesses creuses. Ils méritent la sécurité de l’emploi et la reconnaissance de leur travail. Force Ouvrière restera vigilante et mobilisée pour défendre leurs droits et leurs intérêts, car c’est ensemble que nous construirons un avenir plus juste.




