
Salaires minima BRSA : Force Ouvrière dit NON à l’offre patronale indécente !
Une journée cruciale s’est déroulée le 6 septembre 2023, au cœur des locaux de l’ANIA. La CPPNI-BRSA (Boissons Rafraîchissantes Sans Alcool) avait à son ordre du jour des négociations d’une importance capitale pour des milliers de travailleurs : celles des salaires minima hiérarchiques de la branche.
Pour la FGTA-FO, représentée par une délégation combative menée par Cyril Herbin (DSC Coca-Cola) et notre secrétaire fédéral, le message était clair et nos revendications, non négociables.
Nos revendications : Défendre le pouvoir d’achat et l’attractivité du secteur !
« La FGTA-FO est venue à cette table avec des arguments solides, basés sur la réalité économique et le respect dû aux salariés. Nous exigeons une juste reconnaissance de leur travail ! »
Nos demandes s’articulaient autour de points fondamentaux :
- Le maintien impératif d’un écart historique : Le premier échelon du premier niveau de la grille de salaires a toujours été supérieur d’environ 38 € par rapport au SMIC. Cet acquis, fruit de luttes passées, est un rempart contre la précarisation et nous nous battrons pour le conserver absolument.
- L’urgence de l’attractivité du secteur : La branche des Boissons Rafraîchissantes Sans Alcool rencontre des difficultés à attirer et retenir les talents. Pour y pallier, il est crucial de renvoyer une image dynamique et moderne, et cela passe avant tout par des salaires décents et motivants.
Une « proposition » patronale : Dérisoire et méprisante !
Après une suspension de séance, la délégation des employeurs est revenue avec ce qu’elle a osé présenter comme sa « première et dernière proposition ».
« Une offre qui s’apparente plus à une provocation qu’à une véritable négociation ! »
Leur proposition ?
- Une augmentation de +0,5 % en septembre.
- Puis, une nouvelle augmentation de +1,5 % en janvier 2024.
L’analyse de la FGTA-FO : Une régression inacceptable !
Loin des 38 € de nos revendications, cette « proposition » patronale n’aurait représenté qu’un maigre 8,41 € au-dessus du SMIC dès septembre pour l’entrée de grille. C’est une insulte au travail des salariés !
De plus, l’intention derrière les +1,5 % de janvier est transparente : il est évident qu’ils auraient été déduits de nos futures Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) en début d’année, vidant ainsi de leur substance toute perspective de réelle augmentation future.
« Les employeurs reconnaissent du bout des lèvres la nécessité d’agir sur l’attractivité. Mais le constat est amer : ils ne le feront pas par la seule voie qui compte, celle des salaires ! C’est une hypocrisie que Force Ouvrière ne peut tolérer. »
Notre décision est ferme : La FGTA-FO ne signera pas cet accord de la honte !
Face à ce mépris affiché pour le pouvoir d’achat des travailleurs, la FGTA-FO a pris une décision sans appel : nous ne signerons pas cet accord !
Nous ne sommes pas seuls dans ce combat. L’ensemble des organisations syndicales présentes autour de la table a partagé notre indignation et notre ferme résolution de refuser cette proposition indigne.
« La mobilisation continue. La FGTA-FO reste plus que jamais déterminée à défendre les intérêts des salariés de la branche BRSA. Nous appelons toutes et tous à rester unis pour que notre voix soit enfin entendue et respectée ! »
Alain Wanègue, secrétaire fédéral



