
Un combat pour nos retraites : FO dit NON au régime par points !
Ces derniers jours, la nécessité d’exprimer notre position a été plus forte que jamais. Chez Force Ouvrière, notre conviction est inébranlable : notre système de retraite et ses régimes méritent d’être défendus et améliorés, et non pas détruits.
« Nous portons une opposition ferme et solennelle au projet d’un régime unique par points, qui menace directement l’avenir de nos pensions. »
Le système actuel : un droit universel à défendre et améliorer
En France, nous bénéficions d’un système de retraite qui assure de fait un droit universel à la retraite. Certes, tout n’est pas parfait et il peut être amélioré. Mais il ne faut pas se tromper de cause : le problème n’est pas le système en lui-même, mais les inégalités que subissent trop de travailleurs et travailleuses.
Le piège du « travailler plus longtemps » et les miroirs aux alouettes
Récemment, le Président de la République a semblé vanter les mérites du système de retraite en Andorre, un système par points avec un âge de départ, selon ses dires, à 65 ans. Une déclaration qui, au passage, confirme ce que le Premier ministre nous a déjà laissé entendre : au-delà du débat sur un âge pivot collectif ou la durée de cotisation, il faudra travailler plus longtemps.
De 63 à 65 ans : l’âge de départ, une variable d’ajustement ?
Cette annonce présidentielle n’est pas anodine. Rappelons la progression inquiétante :
- Initialement, le Haut-commissaire avait évoqué l’âge de 63 ans.
- On est passé ensuite à 64 ans.
- Et pour le Président, cela semble être 65 ans désormais !
C’est une dérive inacceptable que Force Ouvrière refuse catégoriquement.
Arrêtons les faux-semblants : les vraies causes des inégalités
Il est crucial de rétablir les vérités pour contrer les artifices de communication. Le vrai défi n’est pas la complexité de notre système, mais la précarité de l’emploi.
Le problème n’est pas le système, mais la précarité de l’emploi
Oui, il faut s’assurer que celles et ceux – plus souvent celles – qui n’ont pas pu bénéficier d’une carrière complète ne se retrouvent pas démunis au moment de la retraite. Qui sont-ils ?
- Ceux qui ont subi du travail à temps partiel subi.
- Ceux enchaînant les CDD et les interruptions d’activité.
- Ceux avec de petits salaires.
Mais ce n’est pas le système actuel qui est en cause ! Un système par points, avec l’obligation d’acheter des points tout au long de sa vie active, quels qu’en soient les aléas, n’y changerait rien et aggraverait plutôt la situation.
Là où il faut agir, c’est sur l’emploi et la qualité de l’emploi. C’est-à-dire sur les politiques économiques et non mettre en cause le système de retraite. Sans aucun doute, il faut renforcer les dispositifs de solidarité nationale, mis en œuvre par le Fonds de solidarité vieillesse. Cela demande d’en trouver les financements. Mais encore une fois :
« Quid de l’efficacité des 140 milliards annuels d’aides publiques aux entreprises au titre des politiques de l’emploi ? Cette somme colossale pourrait-elle être mieux utilisée pour garantir des carrières complètes et des retraites dignes ? »
Démystifions la « complexité » : un système solidaire en danger
Notre système n’est pas complexe. On agite à nouveau les régimes spéciaux pour opposer les uns aux autres et pour masquer la véritable cible.
Régimes spéciaux : un écran de fumée pour attaquer tous les acquis
Ce qui est visé, c’est l’ensemble du système, le régime de base de la Sécurité sociale, son régime complémentaire Agirc-Arrco, qui concerne une très large majorité de la population active et retraitée. Avec le régime par points, c’est tout cela qui disparaîtrait :
- Le mode de calcul basé sur les vingt-cinq meilleures années.
- La part résultant de la négociation collective portant sur la redistribution de la richesse à la protection sociale.
- En somme, tous nos acquis sociaux fruit de décennies de luttes syndicales.
Le non-recours aux droits : un argument fallacieux contre notre système
Une étude récente de la Drees a montré que près d’un tiers des retraités ne font pas valoir l’intégralité de leurs droits à pension, méconnaissant ceux qui proviennent de leur passage temporaire dans un régime au hasard de parcours professionnels diversifiés. Le manque à gagner s’élèverait à 40 euros brut mensuels en moyenne.
Cependant, cette même étude démontre aussi que notre système est en constante amélioration :
- Depuis la mise en place de procédures unifiées et simplifiées de liquidation de la retraite, ces non-recours devraient être réduits, voire disparaître.
- Ce sera le cas avec la mise en place du répertoire de gestion des carrières unique, développé par le groupe Union retraite qui fédère trente-cinq régimes de retraite.
Ceci prouve que des solutions existent et sont déjà en œuvre pour améliorer notre système, sans le détruire pour le remplacer par un modèle par points incertain et régressif.
Notre engagement est clair : Mobilisons-nous pour nos retraites !
Face à ces menaces, Force Ouvrière ne reculera pas. Notre message est fort et unanime :
« Oui, nous entendons défendre nos retraites ! Oui, nous nous opposons au régime unique par points ! Et oui, nous le dirons haut et fort le 21 septembre ! »
Rejoignez-nous dans ce combat essentiel pour la justice sociale et la dignité de tous les travailleurs et retraités.





