Force Ouvrière : Notre position ferme sur les retraites

La position claire et inébranlable de Force Ouvrière sur les retraites et au-delà

Dans le débat public actuel, il est plus que jamais essentiel de rappeler la voix et les positions de Force Ouvrière. La confédération tient à préciser que nul autre que son secrétaire général, ou, sous sa responsabilité, les responsables élus de ses instances, n’est habilité à s’exprimer publiquement ou à représenter la confédération et ses vues. Nos positions générales sont le fruit du congrès de nos syndicats, et c’est aux instances élues qu’il revient de les mettre en œuvre.

À cet égard, nous tenons à clarifier une situation :

Si Jean-Claude Mailly a été longtemps secrétaire général de la confédération, il n’est, aujourd’hui, pas habilité à parler en son nom, pas plus que sa responsabilité passée ne peut être comprise comme caution de FO.

Transparence et dialogue : la méthode FO

Force Ouvrière a toujours privilégié la transparence et le dialogue direct. Tout mouvement politique du champ républicain, souhaitant avoir des précisions sur nos positions, notamment sur le crucial sujet des retraites, pouvait et peut toujours solliciter directement une rencontre avec le secrétariat général de FO. Nous avons d’ailleurs répondu favorablement à plusieurs candidats qui nous ont sollicités.

Nos positions ne sont d’ailleurs pas un secret. Elles sont connues publiquement et ont été récemment rappelées avec force :

  • Le Comité Confédéral National (CCN) les a rappelées précisément dans une déclaration unanime le 31 mars dernier.
  • Le Bureau Confédéral a pris soin de publier un communiqué, sans aucune ambiguïté, sur nos principales positions au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle.
  • Notre secrétaire général a même participé à une interview croisée avec Laurent Pietraszewski, secrétaire d’État chargé des retraites, parue dans l’hebdomadaire Marianne le 6 avril 2022, démontrant notre volonté de débattre publiquement.

Retraites : notre NON ferme et nos propositions concrètes !

Soyons clairs :

Notre hostilité au report de l’âge légal de la retraite est effective et inébranlable.

Nous nous opposons fermement à toute réforme des retraites visant à :

  • Supprimer tous les régimes existants, fondés sur la solidarité intergénérationnelle.
  • Reculer l’âge de départ, sous quelque forme que ce soit :
    • Âge légal
    • Âge pivot ou d’équilibre
    • Durée de cotisation

C’est précisément cette logique de recul qui était une des raisons fondamentales de notre opposition au projet de système universel par points.

Négociation ou mobilisation : FO ne transigera pas

La Confédération FO le dit haut et fort :

Nous ne nous engagerons dans aucune politique d’accompagnement, de co-législation, ou même d’union nationale qui irait à l’encontre des intérêts des travailleurs.

Fidèle à sa pratique réformiste, Force Ouvrière privilégiera la négociation. Mais, si cela lui est imposé, elle s’engagera sans hésitation dans l’action et la mobilisation pour défendre les droits des salariés et retraités.

Les vraies causes du déséquilibre : un diagnostic lucide et des solutions justes

Nous réfutons l’idée que le système actuel des retraites soit intrinsèquement défaillant ou que l’âge de départ soit le problème de son équilibre financier. La vérité est ailleurs : ce sont les politiques économiques menées depuis de nombreuses années qui ont échoué à assurer un emploi de qualité à toutes et tous, de l’entrée dans la vie active jusqu’au moment de faire valoir son droit à la retraite.

Cette analyse est d’ailleurs corroborée par le COR (Conseil d’Orientation des Retraites) lui-même !

Le déséquilibre actuel est la conséquence directe de :

  • La dégradation de l’emploi, due notamment à :
    • La désindustrialisation du pays
    • Le développement de la précarité
    • Les emplois confinés aux bas salaires et au temps partiel
  • L’aggravation par les conséquences de la crise sanitaire.

Face à cela, la solution n’est pas de reculer l’âge de la retraite, ce qui ferait payer les conséquences aux salariés. Non ! La solution est de redistribuer au profit de la Sécurité sociale et des retraites, par des mesures fiscales contraignantes d’urgence, les bénéfices records qui alimentent les dividendes et les marchés financiers. Car pendant ce temps, les entreprises bénéficient et ont bénéficié d’aides publiques massives.

Là est la justice sociale ! C’est pour elle que Force Ouvrière se bat et continuera de se battre.

Partager à un collègue :

📄 Document Associé

Source de l'article :Lire sur force-ouvriere.fr