
Quand les travailleurs de Coca-Cola s’unissent pour leurs droits : Un appel intemporel à la dignité !
Le 28 et 29 novembre 2013, à Anvers, en Belgique, un rassemblement crucial a eu lieu. Le Groupe EFFAT coordination Coca-Cola, composé de représentants de la population active des géants que sont Coca-Cola, Coca-Cola Enterprises, Coca-Cola Hellenic BC, Coca-Cola Iberian Partners et Coca-Cola EAG, a lancé une déclaration forte et unitaire. Une déclaration dont les principes résonnent encore aujourd’hui avec une acuité particulière pour Force Ouvrière.
La course effrénée au profit : quand la flexibilité détruit l’humain
Nous condamnons la quête sans fin de flexibilité, que Coca-Cola a entreprise pour maximiser les profits, en portant atteinte à l’équilibre travail-vie privée et aux droits existants de la main-d’œuvre de Coca-Cola.
Cette « flexibilité » à outrance n’est souvent qu’un euphémisme pour une précarisation accrue, une pression constante sur les salariés et une dégradation des conditions de travail. Force Ouvrière dénonce cette logique qui fait du profit la seule boussole, au détriment du bien-être et de la santé des travailleurs.
L’humain n’est pas une variable d’ajustement !
Les droits syndicaux : des piliers inaliénables à défendre
Nous condamnons toute violation des droits syndicaux chez Coca-Cola et demandons à l’entreprise de s’en tenir à ses engagements de respect des droits humains et syndicaux.
Les droits syndicaux ne sont pas négociables. Ils sont le fondement de toute démocratie sociale et garantissent la capacité des travailleurs à se faire entendre, à négocier collectivement et à défendre leurs intérêts. Toute atteinte à ces droits est une attaque contre la démocratie elle-même. Coca-Cola, en tant qu’acteur économique majeur, a une responsabilité sociale et éthique de respecter ces principes fondamentaux.
Solidarité internationale : face aux suppressions d’emplois injustifiées
Nous exprimons notre solidarité à tous les collègues qui perdent leur emploi à la suite des recherches de productivité à Thessalonique en Grèce, Gaglianico en Italie, Wakefield en Grande-Bretagne et en Espagne.
Derrière les chiffres de « productivité » se cachent des vies brisées, des familles impactées et des territoires fragilisés. La solidarité syndicale internationale, incarnée par l’EFFAT et soutenue par FO, est essentielle pour accompagner ces travailleurs et faire pression sur les entreprises pour qu’elles privilégient l’humain plutôt que la seule rentabilité à court terme.
Ces fermetures et suppressions de postes sont inacceptables quand elles sont dictées par une soif insatiable de profits.
Notre Exigence : Un Dialogue Constructif et Respectueux
Face à ces constats, la position des syndicats est claire et unitaire :
Nous demandons instamment à Coca-Cola d’entrer dans un dialogue constructif avec le mouvement syndical coordonné par l’EFFAT et de définir une manière commune pour améliorer la compétitivité dans le respect des gens qui font que Coca-Cola est un très bon produit.
Pour Force Ouvrière, le dialogue social n’est pas une option, c’est une nécessité absolue. Il est la clé pour construire un avenir où la compétitivité ne rime pas avec régression sociale, mais avec innovation et bien-être pour tous. Une entreprise forte est une entreprise qui respecte ses salariés et qui les associe aux décisions stratégiques. Le succès d’un produit ne se construit pas sur l’exploitation, mais sur la valorisation de ceux qui le fabriquent !
Ce que nous revendiquons pour tous les salariés de Coca-Cola (et au-delà) :
- Un équilibre vie pro/vie perso garanti, loin de la flexibilité abusive.
- Le respect inconditionnel des droits syndicaux et la liberté d’expression des travailleurs.
- La sécurisation de l’emploi et l’abandon des suppressions de postes motivées par la seule rentabilité.
- Un dialogue social authentique, où la voix des salariés est écoutée et prise en compte.
- Une compétitivité durable qui intègre le facteur humain comme une richesse, non comme un coût à réduire.
Force Ouvrière continuera de se battre, aux côtés de l’EFFAT et de toutes les organisations syndicales, pour que les travailleurs de Coca-Cola, et de toutes les entreprises, soient traités avec la dignité et le respect qu’ils méritent.
L’humain d’abord !




