
Force Ouvrière dit NON ! Un accord salarial inacceptable, un mépris de nos revendications !
Après une consultation approfondie de nos délégués syndicaux, Force Ouvrière prend une décision claire et sans équivoque : nous ne signerons PAS le projet d’accord salarial présenté lors de la dernière réunion.
« Cet accord est loin du compte. Il ne reflète ni l’engagement de nos salariés, ni la réalité économique de l’entreprise, ni même un semblant de justice sociale. Nous refusons de cautionner un tel déni de reconnaissance. »
Un accord en trompe-l’œil : Quand l’employeur recycle de vieilles promesses
Nous sommes consternés de constater que ce nouveau texte réintègre des dispositions déjà entérinées lors des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) précédentes. Est-ce une stratégie de remplissage ? Ou l’employeur cherche-t-il à se dérober de ses engagements réputés « pérennes » passés avec les organisations syndicales ?
Des augmentations salariales insuffisantes et inéquitables
La proposition de la direction est tout simplement indécente face à l’inflation et à l’engagement quotidien de nos équipes :
- Une augmentation générale (AG) misérable de 0,9 % (100 % OE TAM).
- Une augmentation individuelle (AI) de 1,5 %, qui doit couvrir l’ancienneté, la promotion, la certification, le middle point, le mérite, etc. Un rappel glaçant : l’an dernier, 22,6% des salariés de l’industriel et 35% du commercial n’en ont PAS bénéficié (source : bilan NAO). C’est une injustice flagrante !
- Pour les cadres, une AI globale de 2,4 %.
« La direction fait des paris sur nos salaires futurs. Elle a refusé d’intégrer une clause de sauvegarde, nous expliquant qu’il n’y avait pas de risque d’inflation incontrôlée pour 2010. Une prédiction bien osée, et sur le dos des salariés ! »
Force Ouvrière : Des propositions concrètes face au mépris
Loin de jeter l’éponge, Force Ouvrière a activement cherché à améliorer ces propositions, démontrant notre volonté de dialogue et notre sens des responsabilités. Voici quelques-unes de nos tentatives :
Médaille d’Honneur du Travail : Pour une reconnaissance totale !
Nous avons rappelé que l’attribution de la Médaille d’Honneur du Travail (pour 20, 30, 35 ou 40 ans de service) doit permettre une défiscalisation totale du cadeau d’ancienneté. Le salarié médaillé bénéficierait ainsi d’un cadeau d’ancienneté net de cotisations. Une mesure de justice élémentaire pour ceux qui ont consacré leur vie à l’entreprise !
Chèques Vacances : Stop à la discrimination territoriale !
L’employeur a prévu un abondement à deux vitesses, avec un seuil relevé à 2885 euros (contre 2100 euros précédemment). Nous avons souligné que, les salaires étant calculés sur la base d’un coefficient différent (+17% à Paris), proportionnellement moins de salariés parisiens bénéficieront de l’abondement maximal que ceux de province. Ce projet normalise une discrimination inacceptable !
Et quelle « générosité » quand l’employeur consent une amélioration de 10% pour les salariés ayant un enfant en situation de handicap, estimant le coût de cette mesure à 100 000 euros. Une somme dérisoire comparée aux 800 000 euros engloutis dans la campagne médiatique « Made in France » ! La priorité est-elle la communication ou nos salariés ?
Nos revendications : Raisonnables et légitimes !
Pour Force Ouvrière, il est évident que nos revendications étaient raisonnables et fondées. D’ailleurs, certaines sont déjà en application chez Coca-Cola Production dans l’usine de SOCX près de Dunkerque. Pourquoi ce qui est possible ailleurs ne le serait-il pas ici ?
« La proposition « Made In COKE » d’augmentation générale est trop faible au vu de l’engagement indéfectible des salariés, de l’accroissement constant de la charge de travail et de la capacité financière avérée de l’entreprise. »
L’employeur lui-même en a eu la confirmation ! Sa dernière enquête d’opinion révèle que le plus mauvais score porte, comme on pouvait s’en douter, sur les rémunérations et la reconnaissance. Le message est clair : les salariés se sentent sous-payés et non valorisés !
Force Ouvrière ne signera pas : La direction assume ses choix !
Le compte n’y étant absolument pas, Force Ouvrière n’engagera pas sa signature dans ces conditions. Nous refusons de nous rendre complices d’une politique salariale qui appauvrit nos membres et méprise leur travail.
Si le rideau est tombé, comme la direction nous laisse le supposer (car, comme en 2008, elle n’a pas voulu organiser de réunion de signature officielle), nous lui laissons l’entière responsabilité d’appliquer et d’assumer sa politique salariale « Made in COKE », à l’image de celle de 2006. Nous restons vigilants et mobilisés.
Délégation Centrale Force Ouvrière, le 15 décembre 2009.



