
Chez Force Ouvrière, nous sommes fiers de notre rôle historique en tant qu’un des principaux artisans du régime des retraites complémentaires, l’AGIRC et l’ARRCO, depuis leurs origines. Notre engagement est constant : défendre les droits des travailleurs et garantir des retraites dignes.
Un accord inacceptable : FO dit NON aux reculs !
C’est pourquoi, face au dernier projet d’accord, Force Ouvrière a refusé de signer. Pour nous, cet accord est tout simplement inacceptable et porte atteinte aux acquis sociaux.
L’âge de la retraite complémentaire reculé : une première étape dangereuse
Le cœur de cette réforme inique ? Un recul de l’âge. Alors que l’âge permettant de bénéficier de la pension complémentaire à taux plein était de 62 ans, il est désormais repoussé à 63 ans !
Ce n’est pas un simple ajustement, c’est un signal alarmant ! Cet accord ouvre la voie, après les élections présidentielles, à un recul généralisé de l’âge légal de départ en retraite pour tous (privé et public), ou à une augmentation insidieuse de la durée de cotisation.
Nous le dénonçons : c’est un précédent dangereux qui menace l’avenir de nos retraites.
Le « coefficient de solidarité » : une sanction déguisée et injuste
Mais ce n’est pas tout. Sous le prétexte fallacieux de la « solidarité », cet accord met en place un mécanisme punitif sans précédent.
À partir de 2019, tous les salariés qui remplissent les conditions d’un départ à taux plein au régime de base, quel que soit leur âge, se verront infliger un « coefficient dit « de solidarité » ». En réalité, il s’agit d’un abattement pur et simple de leur pension complémentaire de 10 % pendant trois ans !
Pour mieux comprendre l’impact, imaginez : pour une retraite mensuelle nette de 1300 euros, c’est une perte de -50 euros par mois ! Une somme non négligeable pour des millions de retraités.
La seule échappatoire à cette sanction financière ?
« Prolonger son activité professionnelle pendant quatre trimestres. »
Autrement dit, travailler plus pour ne pas perdre ce qui vous est dû ! Une véritable double peine.
Et le pire, c’est que cette mesure ne fera quasiment personne d’épargné. Pire encore, elle frappera durement les catégories les plus fragiles :
- Les femmes, souvent pénalisées par des carrières hachées.
- Les invalides, pour qui prolonger l’activité est souvent impossible.
- Les seniors au chômage, déjà en grande difficulté pour retrouver un emploi.
- Les salariés en situation de pénibilité, dont la santé ne permet pas de travailler plus longtemps.
FO, fidèle à ses principes : pour une retraite digne et solidaire !
Force Ouvrière restera vigilante et mobilisée. Nous continuerons de porter haut et fort la voix des travailleurs et des futurs retraités. Nous refusons ces reculs sociaux et exigeons un système de retraite juste, équitable et réellement solidaire.
Non à l’allongement du temps de travail déguisé ! Non à la baisse des pensions ! Oui à une retraite digne pour tous !




