
La colère gronde, et le message est clair : Force Ouvrière dit STOP à l’austérité ! Ce fut le cri unanime de 5000 militants rassemblés à la Halle Freyssinet, à Paris, pour un meeting confédéral d’une importance capitale. Nous y étions, aux côtés de Jean-Claude MAILLY, pour dénoncer une politique qui asphyxie notre pays et appeler à une action massive le 18 mars.
L’Urgence Sociale et Démocratique : Un An de Trop Face à l’Austérité !
Il y a tout juste un an, cette même Halle Freyssinet accueillait déjà un meeting de solidarité contre l’austérité européenne, avec nos camarades syndicalistes belges, espagnols et grecs. Un an plus tard, le constat est amer : la politique menée a non seulement persisté, mais elle a aggravé les effets délétères que nous craignions. Jean-Claude Mailly l’a rappelé avec force :
- L’emploi stagne, voire recule.
- La croissance est anémique, quasi nulle.
- Les salaires sont sous pression constante.
- Le creusement des inégalités est flagrant.
- Le service public républicain est menacé, voire démantelé.
Des décennies de progrès et d’acquis sociaux se sont évaporées sous la pression de la Troïka et des marchés financiers, exigeant toujours plus de dérégulations, de réformes structurelles et de baisses de salaires. Ce sont, une fois de plus, les travailleurs qui sont contraints de renflouer le capital.
« Cette logique d’abaissement est intolérable et suicidaire. En France, elle prend dorénavant la forme du « socialisme de l’offre » et porte un nom : le dumping social. »
Il y a un an, la confédération prévenait : l’austérité est triplement suicidaire – socialement, économiquement et démocratiquement. Aujourd’hui, les faits nous donnent raison :
- Sur le plan économique, la croissance est faible.
- Sur le plan social, les salariés attendent toujours le changement promis.
- Sur le plan démocratique, les mouvements politiques de rejet de l’autre prennent racine, résultat concret de la logique néolibérale de la construction européenne.
Le Combat de FO : À Tous les Niveaux, Contre la Logique d’Abaissement !
Pour Force Ouvrière, le combat contre l’austérité est un impératif et doit être mené sur tous les fronts :
1. Au Niveau Européen : Pour une Europe du Progrès Social et non de la Contrainte
Comme de nombreuses organisations syndicales à travers l’Europe, FO, via la CES, s’est prononcée contre le pacte budgétaire européen. Nous militons pour une politique européenne ambitieuse de relance. Le Secrétaire général l’a affirmé :
« L’Europe ne doit plus être facteur de contraintes ou de sanctions mais de progrès social. »
La révision insuffisante de la directive détachement en est un exemple criant : elle privilégie la liberté de prestation de services aux dépens des conditions sociales des travailleurs européens. Changer les modalités de la construction européenne est un enjeu central pour notre confédération.
2. Au Niveau National : Rupture avec le « Syndrome de Stockholm » du Gouvernement
La confédération a appelé à la rupture. Jean-Claude Mailly a rappelé les combats essentiels de FO :
- Pour la reconnaissance du repos dominical.
- Contre la réforme de l’inspection du travail.
- Les enjeux cruciaux des négociations sur l’assurance-chômage.
Il a également dénoncé avec virulence le « Pacte de Responsabilité » annoncé par le Président de la République. Ce pacte, salué par la Commission Européenne et cohérent avec le pacte budgétaire européen, est surtout « en contradiction avec le pacte républicain ». Dénonçant l’« axe Hollande-Gattaz », Jean-Claude Mailly s’est interrogé sur le « syndrome de Stockholm » dont semble souffrir le Président, naguère autoproclamé ennemi de la Finance !
18 Mars : Tous Ensemble, Pour une Journée de Grève Interprofessionnelle !
Face à cette situation, une simple manifestation ou une interpellation ne suffiront pas. C’est pourquoi le mot d’ordre du 29 janvier était clair : « combattre l’austérité, une urgence sociale et démocratique ». Jean-Claude Mailly a martelé les revendications fondamentales de Force Ouvrière :
« Emploi, salaires, services publics, sécurité sociale, voilà mes chers camarades, ce que nous devons revendiquer, ce que nous devons défendre, ce que nous devons exiger. »
C’est pourquoi, au nom de la commission exécutive confédérale unanime, le Secrétaire général a proposé d’élargir la journée de grève déjà prévue le 18 mars dans la Sécurité Sociale. Il s’agit désormais d’en faire une « journée de rassemblements et de manifestations » interprofessionnelles !
Un appel solennel a été lancé à toutes les autres organisations syndicales : « Faisons de ce 18 mars une journée de grève interprofessionnelle ! »
L’heure est à la mobilisation générale. Le 18 mars, montrons notre force !




