
Un Cri Unanime Contre la Réforme des Retraites : Force Ouvrière Mobilise le 10 Septembre 2013 !
Le 10 septembre 2013, la France a résonné d’une colère légitime. À l’appel de Force Ouvrière et de ses partenaires, des milliers de salariés, d’actifs et de retraités sont descendus dans la rue. Le mot d’ordre était clair, percutant : « Augmenter les salaires, pas la durée de cotisation ! ».
Cette journée de mobilisation nationale visait à s’opposer fermement à une réforme des retraites qui pénalise lourdement l’ensemble des travailleurs, mais surtout les plus jeunes. Avec l’allongement de la durée de cotisation prévu à partir de 2020, les salariés aujourd’hui âgés de 30 ans et moins devront, pour espérer bénéficier d’une retraite à taux plein, travailler jusqu’à 67 ans !
« C’est une perspective inacceptable pour FO. Nous refusons de voir nos jeunes générations condamnées à une vie de labeur sans fin. »
« Pas un Trimestre de Plus, Pas un Euro de Moins » : La Voix de la Colère Syndicale
La mobilisation du 10 septembre 2013 a démontré une unité et une détermination sans faille. Force Ouvrière a rassemblé largement, aux côtés d’autres organisations syndicales et de jeunesse, pour faire entendre la voix des travailleurs.
Les organisations syndicales mobilisées incluaient :
- FO
- CGT
- FSU
- Solidaires
- Des organisations de jeunes, dont le syndicat étudiant UNEF et les syndicats lycéens UNL et FIDL.
À Paris, les cortèges de FO en région parisienne ont défilé derrière une banderole emblématique, dont le message résonne encore :
« Ne touchez pas à nos retraites, non à l’allongement de la durée de cotisation : pas un trimestre de plus, pas un euro de moins ! »
Jean-Claude Mailly Dénonce les Injonctions Européennes et les Mesures Injustes
Peu avant le départ du cortège parisien, le Secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, a martelé l’urgence de l’action :
« Il faut faire sauter le verrou de l’allongement de la durée de cotisation à 43 ans en 2035. Ce gouvernement répond aux injonctions de la Commission européenne, au détriment de nos droits sociaux. »
Il a également souligné d’autres points de friction majeurs, rappelant l’ampleur de la régression sociale en cours :
- La mise à contribution des retraités.
- La mise sous la coupe d’un comité de surveillance des retraites complémentaires.
- Le besoin urgent de faire évoluer les dispositifs concernant la pénibilité au travail.
- L’impératif de progresser sur l’égalité hommes-femmes en matière de carrière et de retraite.
Jean-Claude Mailly a salué l’ampleur de la mobilisation, la qualifiant de « bonne mobilisation » qui a « déplacé plus de monde » que la manifestation du 5 mars 2013 contre l’accord national interprofessionnel sur la sécurisation de l’emploi. Un signe fort de la détermination des travailleurs !
Une Mobilisation Massive et Historique : La France Debout Contre la Régression !
Partout en France, la mobilisation a été exceptionnelle. Pas moins de 180 rassemblements et défilés ont eu lieu, témoignant de l’ampleur du rejet de cette réforme injuste. Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
- À Marseille, un cortège parti du Vieux-Port a réuni 50.000 personnes.
- À Toulouse, une manifestation a rassemblé 16.000 personnes dans les rues du centre-ville.
- À Nantes (Loire-Atlantique), environ 8.000 personnes ont défilé derrière une banderole proclamant :
« Retraites, 20 ans de régression, ça suffit ! »
- Les manifestants étaient au nombre de 8.500 à Lyon.
- 12.000 à Bordeaux.
- 6.000 à Caen.
- 10.000 à Grenoble.
- Ainsi qu’à 10.000 à Saint-Étienne.
Au-delà des défilés, des grèves ont également eu lieu, tant dans le secteur public que dans le secteur privé, paralysant des pans entiers de l’économie pour exiger le respect de nos droits.
Et Après ? FO Prépare la Riposte et la Suite de la Mobilisation
À l’issue de cette journée historique, le Bureau confédéral de FO s’est réuni pour faire le bilan de la mobilisation. L’heure est à l’analyse et à la stratégie. Le Comité confédéral de l’organisation – véritable parlement de Force Ouvrière – se réunira à Paris les 19 et 20 septembre.
Cette réunion cruciale interviendra au lendemain de la présentation du projet de loi en Conseil des ministres et avant son examen par l’Assemblée nationale et le Sénat. C’est à ce moment que le Comité confédéral se prononcera sur la suite que Force Ouvrière entend donner à la mobilisation. La lutte continue !





