FO Coca-Cola : Réorganisation, PSE 2013, nos victoires & alertes

Le 22 et 23 avril 2013, le Comité Central d’Entreprise (CCE) s’est réuni pour rendre son avis sur un projet de réorganisation d’envergure : la Direction Nationale des Ventes, la Direction Commerciale et Marketing, la fonctionnalisation européenne des activités techniques, ainsi que la réorganisation des activités transactionnelles de la fonction finance. Un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) était adossé à ce projet, menaçant de nombreux postes.

Face à cette situation, Force Ouvrière s’est mobilisée sans relâche pour défendre les intérêts de TOUS les salariés. Notre action militante a déjà porté ses fruits !

Nos Victoires Concrètes : L’Action Force Ouvrière Paye !

Grâce à la détermination de vos représentants Force Ouvrière et à l’unité au sein du CCE, des avancées significatives ont été obtenues :

  • Un rapport d’expertise crucial intégré à l’avis défavorable !

    Nous remercions l’ensemble des membres élus du Comité Central qui ont reconnu la pertinence de notre action ciblée menée avec le Comité d’Établissement Rhône Alpes Auvergne. Ils ont intégré le rapport d’expertise de notre avocat Maître RIERA dans l’avis défavorable rendu. Cet objectif, essentiel pour nous, a été atteint : il dote les salariés qui seront éventuellement licenciés économiques d’un rapport précis et circonstancié, leur offrant de solides pistes pour d’éventuels recours juridiques.

  • Des modalités de PSE améliorées pour les départs volontaires !

    La discussion au sein de cette instance et la négociation avec les Délégués Syndicaux Centraux ont permis d’améliorer les modalités du PSE. La phase de départ volontaire est désormais plus incitative, notamment grâce à des mesures d’incitation au reclassement externe rapide et de pré-retraite. Nous espérons que cette phase, clairement identifiée, permettra de limiter réellement l’impact sur l’emploi, comme le préconisaient l’expert du CCE et l’étude RAA.

  • Reconnaissance et aménagements spécifiques pour les assistantes administratives !

    La population des assistantes administratives commerciales a été reconnue comme particulièrement sensible. Des aménagements spécifiques ont été mis en place, tels que l’allongement des congés de reclassement. Mieux encore, des modifications ont été apportées au projet initial de novembre 2012, permettant le maintien et la création d’emplois au niveau des territoires.

  • Un protocole d’engagement réciproque qui préserve vos droits !

    Le 12 avril dernier, Force Ouvrière a paraphé le protocole d’engagement réciproque des délégués syndicaux centraux. Nous avons obtenu que le texte initial stipule que les droits individuels des salariés sont préservés et que les syndicats y ont toute leur légitimité. Devant l’arrivée d’une prochaine loi matérialisant l’Accord National Interprofessionnel de janvier 2013 (ANI), modifiant profondément les procédures de licenciement économique, nous ne voulions pas tout faire capoter. Cet accord de PSE, bien que limité au présent Plan, ne signifie pas la fin de notre vigilance : nous restons et resterons mobilisés sur le déploiement de ce projet !

Au-delà des Négociations : Nos Inquiétudes et Nos Mises en Garde

La fin de cette consultation appelle pour Force Ouvrière plusieurs réflexions et de vives inquiétudes :

  • Une logique destructrice d’emploi inacceptable !

    Concernant le plan sur la finance, nous nous opposons fermement à cette logique destructrice d’emploi sur l’autel du dumping social. C’est une dérive que Force Ouvrière ne peut cautionner.

  • Ces plans cachent-ils une forêt de futurs licenciements ?

    Nous craignons que les plans sur la DNV, le commercial, le marketing et la fonctionnalisation ne soient que les arbres qui cachent la forêt de futurs plans fossoyeurs d’emploi chez Coca-Cola Entreprise. Nous n’avons aucune garantie que les choix stratégiques pris aujourd’hui par nos dirigeants conduisent l’entreprise et ses salariés vers des lendemains « plus heureux » et garantissent l’emploi.

  • Des impacts profonds et préoccupants sur TOUS les salariés :

    • Ceux qui restent : ils seront contraints de s’adapter à un changement incessant, avec tous les risques psychosociaux identifiés par les rapports des CHSCT, une charge de travail accrue et une pression grandissante dans un contexte de crise de la consommation amorcée.
    • Ceux qui sont obligés de rester : ces salariés talentueux, souhaitant partir mais retenus, pourraient trouver « l’herbe plus verte chez les concurrents » et se désengager de leur mission. L’entreprise doit trouver des leviers pour les garder ou, pour d’autres, leur permettre d’arriver sereinement à la fin de leur carrière.
    • Ceux qui partent :
      • Par choix dans le cadre du Plan de Départ Volontaire : bon courage dans leur nouvelle vie, à condition que ces départs ne soient pas contraints.
      • De manière subite : l’entreprise doit tenir ses engagements au-delà de ce qui est inscrit dans le PSE.
    • Ceux qui nous rejoignent : notamment les nouveaux techniciens qui devront assurer demain le résultat financier de Cooler Service.

Force Ouvrière met en garde la direction contre les transformations et la rationalisation de l’entreprise qui externalisent et suppriment des emplois au nom d’une folle course à la rentabilité immédiate que les salariés risquent de payer très chèrement à terme.

Notre Engagement Inébranlable : FO Toujours à Vos Côtés !

Dès à présent, Force Ouvrière continue, et plus que jamais, à défendre les salariés, tous les salariés : cadres et non-cadres, permanents et intérimaires, contre les excès de la logique économique.

Conclusion : Coca-Cola « Peut Mieux Faire » !

Bien sûr, des avancées ont eu lieu au cours des négociations et des discussions, même si celles-ci se faisaient à partir d’une base médiocre. Mais le résultat final est de toute façon insuffisant à la lecture des engagements pris dernièrement vis-à-vis des actionnaires.

Coca-Cola : « peut mieux faire » !

Rappelons à Mr. BROCK que les salariés de Coca-Cola Ent. n’ont pas de « golden parachutes ». De plus, le système de pré-retraite actuel ne permet pas la prise en compte de l’usure de certains métiers (technique terrain) pour lesquels l’entreprise attend pourtant un engagement fort.

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