
Congé Supplémentaire de Naissance : La mascarade du gouvernement, Force Ouvrière exige des droits effectifs !
Le Congé Supplémentaire de Naissance (CSN), présenté comme un nouveau droit pour les familles, est en réalité une véritable déception. Derrière les belles annonces, la réalité est amère : une indemnisation qui exclut de nombreuses familles et une mise en œuvre chaotique. Force Ouvrière (FO) dénonce cette duperie et se bat pour que ce droit soit enfin effectif et juste pour tous les parents !
Le montant de l’indemnisation du CSN (70 % de la rémunération le premier mois, 60 % le deuxième mois) implique que tout le monde ne peut pas y prétendre. FO défend son effectivité et revendique le maintien intégral de la rémunération des parents.
Une mise en œuvre chaotique : le gouvernement dans l’improvisation !
Le gouvernement a communiqué sur ce nouveau congé dès décembre 2025, faisant miroiter un progrès social. La réalité ? Une succession d’annonces creuses et de décisions tardives qui ont plongé les caisses et les familles dans l’incertitude :
- Publication des décrets nécessaires le 30 mai 2026 seulement, pour une application au 1er juillet.
- Délais intenables pour les Caisses Primaires d’Assurance Maladie (CPAM) : adaptation des procédures, recrutement et formation d’agents, information des assurés en quelques semaines.
- Des outils informatiques inadaptés et des renforts temporaires insuffisants.
FO AVAIT ALERTÉ ! Dès le 12 juin 2026, nous avions prévenu la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) des risques d’une mise en œuvre aussi précipitée. Nos craintes se sont malheureusement confirmées. Face aux premières difficultés, la FEC FO a interpellé le directeur général de la CNAM le 19 août. Sa réponse du 1er septembre est sans appel : les dysfonctionnements sont systémiques.
1. Paiement non immédiat : les familles ne sont pas la trésorerie de l’État !
C’est une aberration qui impacte directement le pouvoir d’achat des jeunes parents. Les indemnités sont versées à terme échu, c’est-à-dire seulement après la fin de chaque période de congé demandée. La CNAM elle-même l’admet :
Un congé pris du 10 août au 9 septembre ? Son indemnisation ne peut commencer qu’à compter du 9 septembre. Un parent peut donc attendre plusieurs semaines avant de percevoir son revenu de remplacement.
C’est inacceptable ! Les familles n’ont pas à servir de trésorerie en attendant que les outils soient adaptés !
Notre revendication est claire : FO a demandé un paiement au fil de l’eau, comme pour les congés maternité ou d’adoption. La CNAM n’annonce, à ce jour, aucune modification. Nous ne lâcherons rien sur cette exigence fondamentale !
2. Le CSN n’est pas automatique : un parcours du combattant administratif !
Un droit, pour être effectif, doit être simple d’accès. Or, le CSN est un dédale administratif :
- La demande doit être transmise par l’employeur, en principe dans les cinq jours suivant le début du congé.
- Mais la CNAM reconnaît qu’un formulaire employeur sur cinq est incomplet. Résultat : des retards de paiement, des relances, du stress pour les familles.
- L’assuré, qui ne devrait avoir aucune démarche à effectuer, est pourtant contacté par sa caisse pour des justificatifs manquants. Ces demandes ne sont pas arbitraires, mais le reflet de règles complexes et d’un manque d’anticipation.
Où est la simplification promise ?
3. Un droit financé en réduisant celui d’autres familles : le jeu de bonneteau budgétaire !
C’est la double peine, l’indécence budgétaire ! Pour financer le CSN, le gouvernement n’a rien trouvé de mieux que de taper dans les poches d’autres familles. Comment ?
- Depuis le 1er mars 2026, l’âge ouvrant droit à la majoration des allocations familiales a été repoussé de 14 à 18 ans.
- Cette majoration, qui représente 75,53 euros, 37,77 euros ou 18,88 euros par mois et par enfant selon les revenus, est désormais reportée de quatre ans pour les familles touchées.
Le Gouvernement lui-même le reconnaît : l’économie réalisée contribue au financement de la montée en charge du congé supplémentaire de naissance. C’est inacceptable !
Il donne d’une main ce qu’il reprend de l’autre !
FO refuse ce jeu de bonneteau budgétaire. Un droit familial nouveau ne doit pas être financé en réduisant les droits d’autres familles. Nous exigeons un financement juste et pérenne, sans sacrifier les acquis sociaux !
4. Une prestation prioritaire… au détriment de qui ?
La CNAM a envisagé de donner la priorité au traitement du CSN. Mais à quel prix ? Dans des services déjà en sous-effectif chronique, cela ne peut signifier qu’une chose : le délaissement d’autres prestations essentielles !
Quelles seraient les conséquences pour :
- Les indemnités journalières maladie ?
- Les congés maternité ou paternité ?
- Les accidents du travail et maladies professionnelles ?
Dans sa réponse, la CNAM n’apporte aucune garantie quant à l’absence de conséquences sur leurs délais de traitement. FO demande donc publiquement cette garantie ! Nos familles ont droit à un traitement rapide et efficace pour TOUTES leurs prestations !
Les agents des Caisses ne sont pas responsables de la gabegie gouvernementale !
Face à la légitime inquiétude des assurés privés de revenus, les agents des Caisses Primaires d’Assurance Maladie (CPAM) sont en première ligne. Ils font le maximum pour accompagner les assurés et garantir leurs droits. Mais ils ne sont pas responsables de cette situation !
- Ils ne décident ni du calendrier gouvernemental,
- Ni du paiement à terme échu,
- Ni des justificatifs nécessaires,
- Ni des effectifs accordés aux caisses,
- Ni des capacités des outils informatiques.
L’inquiétude des assurés est légitime, mais les agents ne doivent pas devenir les boucs émissaires de cette gabegie gouvernementale. Car lorsqu’un dossier reste bloqué, l’assuré n’appelle ni l’Élysée ni le ministère : il appelle sa caisse ! Nous apportons notre soutien inconditionnel aux agents des CPAM, premières victimes de cette improvisation.
FO obtient des avancées, mais reste vigilante !
À la suite de l’intervention de FO, la CNAM a reconnu la nécessité de compléter l’information des parents sur les démarches, les délais et le niveau d’indemnisation. Elle a annoncé une campagne de communication complémentaire.
FO prend acte de cet engagement et veillera à sa réalisation. Mais nous ne nous arrêterons pas là. Nos revendications de paiement au fil de l’eau et de financement juste restent d’actualité !
UN DROIT NOUVEAU NE SE FINANCE PAS EN FAISANT LES POCHES DES FAMILLES !
LA GABEGIE, C’EST LE GOUVERNEMENT : ASSURÉS ET AGENTS N’ONT PAS À EN PAYER LE PRIX !




