
Indonésie : La Lutte S’Intensifie chez Coca-Cola !
La liberté d’association est un droit fondamental, et pourtant, chez Coca-Cola Amatil (CCA) en Indonésie, il est bafoué avec une arrogance inouïe. Mais la résistance s’organise ! Face à l’intimidation patronale, les travailleuses et travailleurs indonésiens de CCA se sont unis pour former le Comité des travailleurs-euses de Coca-Cola Indonésie, un front uni et indépendant !
Un nouveau front uni contre l’intimidation et la collusion
Ce Comité, fruit de l’union de quatre syndicats indépendants, rejette fermement la collusion scandaleuse de la direction de CCA avec la fédération SPSI. Cette dernière, héritage sombre de la dictature militaire de l’Ordre nouveau (1967-1998), ne représente en rien les véritables intérêts des travailleuses et travailleurs.
Malgré cette mobilisation historique, la direction de Coca-Cola persiste dans son attitude inacceptable :
- Elle refuse de reconnaître le Comité des travailleurs-euses de Coca-Cola Indonésie.
- Elle refuse de réintégrer Atra et Lutfi, des responsables de syndicats indépendants, licenciés l’an dernier pour leur engagement.
- Elle continue de harceler et d’intimider les membres de ces syndicats indépendants.
Une convention collective imposée, des droits bafoués
Le mépris de CCA ne s’arrête pas là. Une nouvelle convention collective nationale (CCN) a été imposée, fruit d’une négociation opaque avec la SPSI. Cette CCN est une véritable attaque contre les droits et les acquis sociaux :
- Elle sape les droits des travailleurs-euses face aux restructurations et aux licenciements collectifs.
- Elle réduit drastiquement leurs avantages sociaux.
C’est un recul inacceptable que Force Ouvrière dénonce avec la plus grande fermeté !
Face à l’Intimidation, la Résistance S’Organise !
Le 1er mai : Un signal fort de la colère ouvrière
La réaction des travailleuses et travailleurs ne s’est pas fait attendre. Le 1er mai, symbole mondial de la lutte ouvrière, les salarié-e-s de l’usine d’embouteillage de Semarang ont refusé de se rendre au travail, marquant ainsi leur protestation contre les dispositions iniques de cette CCN. La réponse de la direction ? Toujours la même : l’intimidation !
La direction s’est rendue aux domiciles des travailleurs-euses pour les pousser à retourner au travail. Quand ils-elles ont refusé, la direction a poursuivi ses mesures d’intimidation en les menaçant de sanctions disciplinaires.
Cette pression est inadmissible et montre le vrai visage d’une entreprise prête à tout pour museler la voix de ses employé-e-s.
La voix du Comité : Un refus catégorique de la peur
Le 3 mai, le Comité des travailleurs-euses de Coca-Cola Indonésie a adressé un courrier sans équivoque à la direction de CCA Indonésie. Leur message est clair et puissant :
« La convention collective nationale a été négociée dans un contexte de violations de la liberté d’association de la part de la société, dont le licenciement de responsables syndicaux, et qu’en conséquence, on ne peut pas considérer que le droit à de véritables négociations collectives a été respecté. Dans la situation actuelle, les travailleurs-euses travaillent chaque jour dans un climat de peur et d’intimidation, ce qui affecte fortement l’issue de telles négociations. »
Le Comité rappelle avec force que la majorité des salarié-e-s refusent cette convention. Leur détermination est inébranlable :
« Nous refusons de reconnaître et de nous conformer à une quelconque convention collective conclue dans un climat de peur et d’intimidation. »
C’est une déclaration de guerre à l’arbitraire patronal, un cri pour la dignité et la justice sociale !
FO Solidaire : Notre Engagement aux Côtés des Travailleurs !
Force Ouvrière salue le courage et la détermination du Comité des travailleurs-euses de Coca-Cola Indonésie. Leur combat pour la liberté syndicale est notre combat. Nous nous tenons à leurs côtés et exigeons :
- La reconnaissance immédiate du Comité des travailleurs-euses de Coca-Cola Indonésie.
- La réintégration sans délai d’Atra et Lutfi.
- La cessation immédiate de tout harcèlement et de toute intimidation.
- L’ouverture de véritables négociations collectives, respectueuses des droits fondamentaux des travailleurs.
La solidarité internationale est essentielle. Ensemble, faisons entendre la voix des travailleurs de Coca-Cola Indonésie ! Leurs droits ne sont pas négociables !



