
Mobilisation historique chez Coca-Cola European Partners France : Force Ouvrière dit NON à la casse sociale !
Le 20 novembre dernier, près de 200 salariés ont fait entendre leur voix devant le siège de Coca-Cola European Partners France, à Issy-les-Moulineaux. À l’appel d’une intersyndicale unie, ils protestaient avec force contre un nouveau plan social prévoyant la suppression de 252 postes. Une mobilisation exemplaire qui démontre la détermination des travailleurs face à l’inacceptable !
Un front uni contre des suppressions de postes inacceptables
La journée du 20 novembre a été marquée par une grève massive et un rassemblement significatif. L’intersyndicale FO-CFDT-CGC-CGT avait appelé à la mobilisation, et les salariés ont répondu présents, unis dans la défense de leurs emplois. Au même moment, un Comité Central d’Entreprise se tenait, convoqué pour la première réunion d’information-consultation concernant ce Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) lourd de menaces pour l’avenir de centaines de familles.
252 postes menacés : quand la rentabilité prime sur l’humain
Mi-octobre, l’embouteilleur avait annoncé sa décision de supprimer 252 postes en France. Les raisons invoquées ? Une prétendue baisse de la consommation de sodas dans l’hexagone et une « surcapacité de production ». Des arguments que Force Ouvrière conteste fermement, y voyant un prétexte pour une restructuration brutale.
Des prétextes fallacieux pour une restructuration brutale
Ce plan de suppression de postes impacte de nombreux services de l’entreprise :
- Les chaînes de production
- Le marketing
- Les finances
- Toutes les structures seront touchées, à l’exception du service commercial.
Une véritable saignée qui fragilise l’ensemble de l’entreprise et met en péril l’avenir de ses salariés.
La détermination de FO : « On peut éviter la casse sociale »
« On peut éviter la casse sociale, on ne se laissera pas faire. »
Ces mots sont ceux de Cyril Herbin, délégué central FO chez CCEP France et membre du comité européen. Force Ouvrière ne compte pas en rester là. Une expertise financière va être lancée pour évaluer la situation réelle de l’entreprise et démontrer que d’autres solutions existent. Pour Cyril Herbin, les dispositifs envisagés par la direction – redéploiement interne, départs volontaires, préretraites – seront loin d’être suffisants pour couvrir l’ampleur des licenciements prévus. FO exige des mesures concrètes et protectrices pour les salariés !
Coca-Cola European Partners : un géant aux pratiques contestables
Derrière le logo rouge et blanc, se cache une organisation complexe et des chiffres impressionnants. Le siège de Coca-Cola est à Atlanta (États-Unis), mais c’est Coca-Cola European Partners (CCEP), l’un des plus gros embouteilleurs au monde, basé à Londres, qui assure la production en Europe de l’Ouest.
Un mastodonte européen qui fragilise l’emploi local
En France, la marque emploie 2 600 personnes et dispose de cinq usines. Depuis juin 2016, ce « super embouteilleur européen » regroupe treize pays, contre sept auparavant. Cyril Herbin, délégué FO, est lucide :
« Avec la création de cette nouvelle structure, on s’attendait à des effets en terme d’emploi. Il y a aussi une usine qui ferme en Allemagne, des mouvements sociaux en Belgique. »
Ces éléments confirment une tendance lourde de restructurations à l’échelle européenne, impactant directement les salariés.
L’historique des PSE : FO en alerte rouge !
La colère de Cyril Herbin et de FO est d’autant plus vive qu’il s’agit d’un nouveau PSE ! L’entreprise n’en est pas à son coup d’essai. Par le passé, elle a déjà procédé à plusieurs réorganisations majeures :
- Centralisation de la direction commerciale.
- Cession de la distribution automatique.
- Réorganisation des centres de services partagés pour les ressources humaines et les finances.
La contestation juridique du dernier plan social était même allée jusqu’en Cour de cassation ! Force Ouvrière est donc particulièrement vigilante et armée face à ces pratiques récurrentes.
La lutte continue : FO et l’intersyndicale restent mobilisées
La procédure de négociation de ce PSE va s’étendre sur trois mois. La prochaine réunion est déjà fixée au 28 novembre. Force Ouvrière, aux côtés des autres syndicats, reste pleinement engagée pour défendre chaque poste et obtenir des garanties concrètes pour les salariés. La mobilisation du 20 novembre n’est que le début d’une lutte acharnée pour la justice sociale chez Coca-Cola European Partners France. Restons unis et solidaires !



