
Coca-Cola, un nom qui évoque le rêve américain, l’été, la fête… Mais derrière cette image iconique se cache une réalité moins pétillante pour ses salariés en France. La filiale française, Coca-Cola Entreprise (CCE), est pourtant un acteur majeur de l’industrie des boissons rafraîchissantes sans alcool, employant 2400 salariés répartis sur 4 sites de production, 7 directions régionales, un centre technique et un centre de reconditionnement. Une entreprise d’une telle envergure devrait être un modèle social, n’est-ce pas ? La vérité est tout autre, et c’est là que Force Ouvrière (FO) intervient, sans relâche, pour défendre les droits de chaque travailleur.
FO, la force qui fait plier Coca-Cola Entreprise !
Sous l’impulsion de son délégué syndical central, Cyril Herbin, le syndicat FGTA-FO de CCE ne cesse de gagner la confiance des salariés. Et pour cause !
FO a été la seule organisation syndicale à mettre en évidence le non-respect flagrant des règles de calcul de rémunération des congés payés.
Il a fallu porter ce différend devant les Prud’hommes. Mais, face à la détermination de FO, l’entreprise a finalement reculé. Au dernier moment, la Direction a reconnu le bien-fondé de notre réclamation et a dû s’acquitter de cinq années d’arriérés, versés à l’ensemble des salariés concernés. Une victoire retentissante qui démontre la puissance de l’action syndicale lorsqu’elle est menée avec rigueur et courage !
L’Affaire de la « Prime Vie Chère » : Quand la Direction Fait Cavalier Seul
En 2008, une grève éclate dans la région Sud, juste avant les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO). Salariés de l’usine, personnels commerciaux et administratifs, tous étaient mobilisés. La réaction de la Direction ? Une tentative d’éteindre le feu par une « prime de vie chère » – soi-disant liée à la hausse des loyers post-TGV Aix-Marseille.
Mais cette proposition était viciée à plusieurs égards :
- Une forme inacceptable : Proposée en dehors des cadres normaux de la négociation, sans convier l’ensemble des partenaires syndicaux, dont Franck Varnier, délégué syndical FO. C’est une décision unilatérale, pas un dialogue social !
- Un fond discriminatoire : Cette prime était destinée aux seuls salariés de l’usine, introduisant une différence de rémunération inadmissible entre les employés d’un même établissement. Une injustice d’autant plus criante que l’accord d’entreprise prévoit déjà une modulation des grilles de rémunération entre la région parisienne et la province.
Cette décision, qualifiée d’« accord atypique », a depuis été dénoncée par la Direction elle-même. Mais FO ne lâche rien ! Le syndicat FO de Marseille mène actuellement une action devant le Tribunal de Grande Instance pour étendre l’application de cette prime à tous les salariés de l’établissement présents lors des événements. À suivre de très près !
Des Chantiers Sociaux en Berne : FO au Front !
Les dossiers chauds s’accumulent chez CCE, et FO est sur tous les fronts pour défendre vos intérêts. Le dialogue social est loin d’être à la hauteur des enjeux d’une entreprise de cette taille.
Classifications : Valoriser les compétences, pas les gommer !
Un accord de branche impose la mise en conformité de la convention d’entreprise. La proposition de révision des classifications de la Direction ? Insatisfaisante ! Elle fait la part belle à la polyvalence, souvent utilisée pour gommer les expertises-métier plutôt que pour valoriser l’accroissement des compétences et des savoir-faire. FO exige une reconnaissance juste de votre travail !
NAO 2010 : Le refus unanime face à l’insuffisance !
Les Négociations Annuelles Obligatoires de 2010 n’ont abouti à aucun accord. Pourquoi ? Parce que aucune des cinq organisations syndicales n’a signé ce texte, jugé bien insuffisant au regard des moyens colossaux de l’entreprise. FO refuse les miettes !
PERCO : Non à la discrimination !
L’avenant du Plan Épargne Retraite Collectif (PERCO) proposait un abondement différent selon les statuts des salariés. Une pratique d’un autre temps, qui tend à disparaître dans les plus grandes entreprises ! FO n’a évidemment pas signé ce texte qui instaure une différence de traitement inacceptable.
Seniors : Plus qu’un texte a minima !
Chez Coca-Cola, pas d’accord non plus concernant les seniors. L’employeur s’est contenté de proposer un texte a minima, reprenant uniquement les dispositions de la branche. FO revendique des mesures concrètes et ambitieuses pour nos aînés, pas de simples copier-coller !
Un Dialogue Social à Reconstruire : L’Urgence d’un Changement d’Approche !
Contre toute attente, dans une entreprise de l’importance de Coca-Cola Entreprise, le dialogue social est profondément décevant. Chaque problème soulevé par les représentants du personnel se heurte à une dénégation véhémente de la Direction, jusqu’à ce que la réalité des faits la contraigne à admettre son erreur.
L’accord de droit syndical en préparation devrait être l’occasion d’y remédier. Mais pour cela, il est crucial que l’employeur change son approche et démontre une réelle volonté d’être à la pointe sur le plan social.
Les salariés de Coca-Cola Entreprise peuvent compter sur leurs représentants FGTA-FO pour les défendre avec efficacité, comme ils l’ont déjà tant démontré.
Rendez-vous est pris pour les prochaines élections professionnelles, entre novembre 2010 et courant 2011. Votre vote est votre voix, donnez-la à ceux qui se battent pour vous !




