
Coca-Cola : Un Nouveau Coup Dur pour l’Emploi en Allemagne, Force Ouvrière Dénonce !
Le géant américain des sodas, Coca-Cola, s’apprête à porter un nouveau coup dévastateur à l’industrie et aux travailleurs en Allemagne. Malgré une santé financière insolente, le groupe a annoncé sa volonté de fermer cinq sites et de supprimer plus de 500 emplois. Une décision qui, pour Force Ouvrière, n’est rien d’autre qu’une quête effrénée de profits au détriment du modèle social et humain.
Une Saignée Inacceptable : Les Chiffres d’un Démantèlement
L’annonce est tombée comme un couperet : Coca-Cola Europacific Partners (CCEP), l’embouteilleur et distributeur des marques du groupe en Europe, prévoit de réduire drastiquement sa présence en Allemagne, pays qui représente pourtant sa plus importante implantation industrielle sur le continent. Sur 27 sites et 6 500 employés, cinq sites sont voués à disparaître dès 2025 :
- Le site de production et de logistique de Cologne
- Les sites logistiques de Neumünster
- Berlin-Hohenschönhausen
- Bielefeld
- Memmingen
Ces fermetures entraîneront la suppression de 505 postes, tandis que 207 postes seront relocalisés et seulement 78 nouveaux emplois créés. Le bilan est lourd : une perte nette de centaines d’emplois, des familles entières plongées dans l’incertitude et la précarité.
Le Scandale de la « Rentabilité » : Quand les Profits Écrasent l’Humain
La justification de CCEP ? Une « optimisation » pour se « positionner de manière encore plus rentable » et « faire face aux changements dans la logistique ».
« Les changements prévus sont nécessaires pour rendre notre entreprise plus efficace et l’adapter aux exigences du marché afin que nous puissions continuer à être compétitifs à l’avenir. »
— Tilmann Rothhammer, vice-président logistique chez CCEP Allemagne
Ces discours de façade sont d’autant plus scandaleux que la réalité économique de Coca-Cola en Allemagne est florissante. En 2023, CCEP y a enregistré des ventes de 3 milliards d’euros, soit une hausse spectaculaire de 12,5 % !
« Coca-Cola gagne énormément d’argent dans le monde entier, mais 500 emplois seront perdus en Allemagne à la suite des nouvelles fermetures de sites. Cela donne l’impression qu’il ne s’agit pas d’une nécessité économique, mais d’une pure avidité de profit aux dépens des salariés. »
— Freddy Adjan, vice-président du syndicat NGG
Force Ouvrière s’insurge contre cette logique cynique qui fait passer les dividendes des actionnaires avant le bien-être et la stabilité des travailleurs. Comment justifier de telles suppressions d’emplois quand les caisses débordent ?
Un Modèle Répétitif et Dévastateur : L’Allemagne, Pas un Cas Isolé
Ce n’est malheureusement pas la première fois que Coca-Cola sacrifie des emplois sur l’autel de la rentabilité. Le syndicat NGG révèle qu’en Allemagne, depuis 2010, le groupe a fermé un total de 40 sites et supprimé environ 5 000 emplois. C’est un véritable démantèlement progressif !
« Il y a un plan de restructuration tous les ans ou tous les deux ans en moyenne. »
— Silke Kettner, responsable département boissons du NGG
Cette stratégie de « rationalisation » n’est pas propre à l’Allemagne. En France, nous avons déjà vu la fermeture du site de Clamart, visant à « renforcer » d’autres usines. Un schéma prédateur se dessine, menaçant la sécurité de l’emploi partout en Europe.
Face à l’Arbitraire : La Lutte Syndicale S’Organise
Le syndicat NGG, fort de son engagement, conteste fermement cette décision. Des négociations vont s’engager pour une durée de douze semaines, durant lesquelles les représentants du personnel pourront faire des propositions alternatives et négocier les conditions de départ. Cependant, il est choquant de constater que le droit de grève leur est refusé dans ce cadre.
Force Ouvrière exprime sa solidarité inconditionnelle avec les travailleurs allemands et le syndicat NGG. Nous appelons à une mobilisation européenne pour dénoncer ces pratiques et défendre un modèle social juste et équitable.
Il est impératif que les entreprises comme Coca-Cola assument leurs responsabilités sociales et cessent de considérer les emplois comme de simples variables d’ajustement. La dignité des travailleurs et la préservation de l’emploi doivent primer sur la soif inextinguible de profit !



