Coca-Cola : 12 000 emplois supprimés pour les profits !

Choc chez Coca-Cola : 12 000 emplois sacrifiés sur l’autel de la rentabilité !

Le géant mondial des boissons non-alcoolisées, Coca-Cola, a annoncé aujourd’hui une nouvelle vague de suppressions d’emplois : 12 000 postes supplémentaires au second semestre. Une décision brutale, justifiée par la quête incessante d’économies et l’amélioration de sa profitabilité. Chez Force Ouvrière, nous dénonçons avec force cette logique financière qui sacrifie les travailleuses et travailleurs pour satisfaire des actionnaires toujours plus gourmands.

Quand la soif de profit écrase l’emploi : les détails d’une restructuration cynique

Cette annonce porte un coup dur à des milliers de familles. La majorité de ces suppressions interviendront au siège d’Atlanta, mais l’onde de choc se fera sentir bien au-delà. Le producteur de Fanta et Sprite, qui emploie pourtant 100 300 salariés à travers le monde, n’hésite pas à tailler dans ses effectifs.

Les secteurs les plus touchés par cette « cure d’amaigrissement » sont clairs :

  • La chaîne d’approvisionnement : des emplois cruciaux pour le fonctionnement quotidien de l’entreprise.
  • Les dépenses marketing : un secteur souvent le premier sacrifié, impactant la visibilité et l’avenir des marques.

L’objectif de cette manœuvre ? Économiser 800 millions de dollars supplémentaires d’ici 2019. Ce nouveau plan porte le total des économies visées à une somme pharaonique : 3,8 milliards de dollars. Des chiffres qui donnent le vertige, surtout quand on les compare au coût humain de telles décisions.

James Quincey, le nouveau PDG : des promesses de « valeur pour les actionnaires » au détriment des salariés

C’est James Quincey, qui doit prendre les rênes du groupe le 1er mai, qui a annoncé ces suppressions. Sa justification est sans appel, et résume parfaitement la vision du capitalisme moderne :

« Une structure d’entreprise moins lourde va nous permettre d’accroître notre part de marché (…) et la valeur pour nos actionnaires. »

Il ne s’arrête pas là, promettant des lendemains qui chantent pour les marchés financiers :

« Je suis confiant que (…) les actions que nous prenons aujourd’hui vont permettre d’accroître les marges et les bénéfices en 2018 et en 2019. »

Pour Force Ouvrière, ces déclarations sont scandaleuses. Elles mettent en lumière la priorité absolue donnée à la spéculation boursière et aux dividendes, au détriment de l’emploi et de la dignité des travailleurs. La « valeur pour les actionnaires » ne doit jamais passer avant la valeur humaine !

Une stratégie de relance qui s’essouffle : les chiffres qui contredisent le discours

Malgré les coupes claires et la restructuration engagée par le prédécesseur, Muktar Kent, la situation financière de Coca-Cola est loin d’être un succès. Le plan de restructuration visait à céder la plupart des activités d’embouteillage d’ici à 2020 pour se recentrer sur la seule vente lucrative des sirops.

Pourtant, les résultats du premier trimestre sont sans appel :

  • Les bénéfices ont plongé de 20,3%, atteignant seulement 1,18 milliard de dollars.
  • Le chiffre d’affaires a reculé de 11,3%, s’établissant à 9,12 milliards de dollars.

C’est le huitième trimestre consécutif de baisse du chiffre d’affaires ! La stratégie de « relance » n’a ni arrêté le déclin des ventes ni dopé les bénéfices. Elle n’a, pour l’heure, qu’une seule conséquence tangible : la suppression massive d’emplois. Les explications avancées (cession d’activités, effets de change, jours en moins) ne masquent pas l’échec d’une vision axée uniquement sur la financiarisation.

Force Ouvrière : Stop aux licenciements ! La solidarité avant les profits !

Face à cette décision inacceptable, Force Ouvrière réaffirme son engagement indéfectible aux côtés des travailleuses et travailleurs. Nous exigeons :

  • L’arrêt immédiat de ce plan de suppressions d’emplois.
  • Une véritable consultation des représentants du personnel et des syndicats.
  • La mise en place de mesures concrètes pour la protection de l’emploi, plutôt que des plans sociaux dévastateurs.
  • Que la responsabilité sociale des entreprises prime sur la recherche effrénée de dividendes.

La solidarité syndicale est notre force. Nous appelons tous les salariés à se mobiliser et à s’organiser pour défendre leurs droits et leurs emplois face à la voracité des multinationales. Ensemble, nous sommes plus forts !

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Source de l'article :Lire sur lefigaro.fr