NAO 2016 : L’offensive patronale sans précédent
La Négociation Annuelle Obligatoire (NAO) 2016 est le théâtre d’une offensive patronale sans précédent chez Coca-Cola Entreprise. Sous le slogan « Tant que je gagne je joue ou l’appétit vient en mangeant », la direction affiche une confiance déconcertante, cherchant à imposer des reculs sociaux majeurs.
Une NAO 2016 sous le signe de la régression
Les propositions de la direction sont claires et alarmantes :
- La suppression pure et simple de l’augmentation générale, alors que les prix continuent de grimper.
- Le détricotage de l’accord ARTT, ouvrant la voie à une remise en cause progressive de nos temps de travail.
- L’imposition de 25% de jours d’astreinte supplémentaires pour les salariés du service technique, réduisant d’autant leur vie privée.
- Le dévoiement du compte épargne temps, transformé en un « réservoir gratuit de chômage technique », synonyme de « flexibilité » à la sauce MEDEF.
Cette audace de l’employeur n’est pas le fruit du hasard. Elle s’appuie sur une série d’accords passés, où la direction a obtenu gain de cause, renforçant sa conviction que « quoi qu’il demande, il l’obtient ».
Des accords passés qui ouvrent la voie aux reculs actuels
FO rappelle les précédents qui ont encouragé cette offensive :
- L’accord télétravail, qui a créé une catégorie de salariés (les itinérants) exclus de ce dispositif, malgré nos alertes.
- L’accord PSE, ayant conduit à la suppression de 35 postes dans des conditions jugées indignes, sans véritable préretraite ni départs volontaires, et ce malgré un avis défavorable du Comité Central d’Entreprise (CCE).
- L’accord complémentaire santé, qui nous dirige tout droit vers une mutuelle dont la vocation est de baisser régulièrement ses remboursements.
FO : Votre rempart face à l’agression sociale
Vos syndicats Force Ouvrière sont pleinement engagés à combattre ces reculs sociaux par tous les moyens : information, mobilisation et recours aux tribunaux. Nous ne lâcherons rien. Le pouvoir de faire reculer la direction est entre vos mains. Comptez sur nous pour continuer la lutte.
Vos équipes FO.
