NAO 2005 : La mobilisation continue chez Coca-Cola Entreprise !

Après les débrayages de mars, la négociation annuelle obligatoire continue chez Coca-Cola Entreprise. Les salariés ont osé s'imposer face aux plans d'économie. Les syndicats, malgré leurs revendications propres, font bloc pour préserver le pouvoir d'achat des salariés. Restons mobilisés face à l'employeur !

Date de publication 10 mars 2005
Thématique Coca-Cola

2005 : Quand les salariés de Coca-Cola Entreprise ont fait plier la direction ! Une leçon de mobilisation FO.

Chers collègues, chers militants, chers lecteurs,

Aujourd’hui, nous plongeons dans les archives de notre section syndicale Force Ouvrière Coca-Cola pour revisiter un moment clé de notre histoire sociale : les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) de 2005. Une période où la détermination des salariés, sous l’impulsion d’une intersyndicale forte, a permis de faire reculer la direction et de préserver le pouvoir d’achat. C’est une leçon intemporelle sur la puissance de l’unité et de la mobilisation.

Le Contexte : NAO 2005, l’étincelle de la colère salariale

En mars 2005, la tension était palpable chez Coca-Cola Entreprise. Alors que la direction cherchait à imposer des « plans d’économie », les salariés ont dit STOP. Leur message était clair et sans équivoque : pas question de sacrifier leur pouvoir d’achat pour les profits de l’entreprise. La mobilisation qui a suivi a pris la direction par surprise, démontrant une fois de plus que la voix des travailleurs, lorsqu’elle est unie, ne peut être ignorée.

Loin de subir passivement les décisions, les salariés de Coca-Cola Entreprise ont exigé des résultats concrets des NAO. C’est cette détermination qui a permis aux syndicats de faire bloc et de défendre efficacement les intérêts de chacun.

Le 10 Mars 2005 : Une mobilisation historique et unie

L’Appel à l’Action : FO, CGT, CFDT, un front commun

Face à l’intransigeance initiale de la direction, l’intersyndicale FO, CGT et CFDT a uni ses forces le 10 mars 2005 pour lancer un appel à des débrayages massifs. Cet appel a rencontré un écho retentissant, prouvant la volonté commune des salariés d’être entendus et de faire valoir leurs droits.

L’Écho sur le Terrain : Des chiffres qui parlent

La mobilisation du 10 mars fut un succès éclatant, avec des taux de participation impressionnants sur de nombreux sites :

  • Clamart : Près de 60% des salariés sur les 3 équipes ont participé.
  • Combs-la-Ville : Une mobilisation exemplaire atteignant 100% sur les 3 équipes.
  • Les Ulis : 25% des salariés présents et mobilisés.
  • Le Plessis : 90% des techniciens ont rejoint le mouvement.
  • Grigny : Environ 95% des salariés sur les 3 équipes ont débrayé.

Des débrayages significatifs ont également eu lieu dans d’autres régions, notamment en Région Est (Nancy), Région Sud (commercial Anjoly) et Région Rhône Alpes (Beynost). Ce succès a considérablement renforcé la position des syndicats dans les négociations à venir.

La Direction Contrainte de Réagir : Premières Propositions et Revendications

Face à l’ampleur de la contestation, la direction a dû revoir sa copie. Voici les points clés des discussions et des propositions faites par Coca-Cola Entreprise, et la manière dont l’intersyndicale les a accueillis.

Les Constats Unilatéraux de l’Employeur

Avant même les négociations, la direction avait déjà posé certains jalons, que les syndicats ont dû intégrer dans leurs revendications :

  • Travail obligatoire du lundi de Pentecôte : Imposition unilatérale, avec paiement des heures excédentaires et maintien des primes. Une possibilité était offerte aux salariés de poser des jours de congé ou de repos ce jour-là.
  • Modification de l’accord ARTT : Ajout d’un 18ème jour COP à l’initiative de l’employeur.

Les Négociations du 18 Mars : Des Avancées, mais sous pression

Lors de la réunion du 18 mars, la direction a formulé de nouvelles propositions, fruit de la pression exercée par la mobilisation :

  • Augmentation Générale (AG) : 1.2% à la signature, puis 0.8% au 1er décembre (non rétroactive).
  • Prime Exceptionnelle d’Engagement : 680€ brut (soit environ 500€ net) versée en juin.
  • Budget d’Augmentation Individuelle (AI) : 2%.
  • Égalité Homme-Femme : Respect des 5 jours enfants malades par salarié et par an.

Les Points de Blocage et la Détermination Syndicale

Ce qui reste à Conquérir au 23 Mars

Malgré ces avancées, l’intersyndicale restait vigilante. Deux points majeurs demeuraient en suspens et devaient être examinés lors de la réunion du 23 mars :

  • L’Augmentation Générale : L’échelonnement des versements (1.2% puis 0.8% non rétroactif) affaiblissait considérablement son impact réel sur le pouvoir d’achat immédiat des salariés. FO a toujours défendu une AG significative et immédiate.
  • La Demande de Subrogation Maladie : Une revendication essentielle pour garantir un maintien de salaire sans délai en cas d’arrêt maladie, évitant ainsi des difficultés financières aux salariés.

Une Leçon pour Aujourd’hui : La Force de l’Unité FO

L’histoire des NAO 2005 chez Coca-Cola Entreprise est un témoignage puissant de ce que la mobilisation collective peut accomplir. Elle nous rappelle que rien n’est jamais acquis et que seule la vigilance syndicale, l’unité des salariés et la détermination à défendre nos droits peuvent faire plier les directions les plus récalcitrantes.

Force Ouvrière, hier comme aujourd’hui, est à vos côtés pour porter vos revendications, négocier avec fermeté et, si nécessaire, organiser la mobilisation. Restons unis, restons mobilisés, car c’est ensemble que nous construisons un avenir meilleur pour tous les salariés de Coca-Cola.

Partager à un collègue :

Intéressé par les actions Force Ouvrière ?

Rejoignez le mouvement ou contactez vos représentants syndicaux pour faire valoir vos droits.

Rejoindre FO