

La sécurité n’est pas une option, c’est un droit fondamental
Dans le secteur de la production de boissons sans alcool, les risques professionnels sont une réalité quotidienne. Manutention de charges lourdes, exposition au bruit, travail sur machines industrielles, manipulation de produits chimiques de nettoyage, travail en milieu humide : les salariés de la branche BRSA sont confrontés à des dangers spécifiques que les employeurs ont l’obligation légale de prévenir. FO rappelle les règles et les leviers d’action dont disposent les salariés et leurs représentants.
Les risques professionnels dans la production BRSA
Les sites de production et de conditionnement de boissons concentrent plusieurs types de risques professionnels bien identifiés :
- Troubles musculosquelettiques (TMS) : première cause de maladies professionnelles, liés aux gestes répétitifs, aux postures contraignantes et à la manutention manuelle
- Risques liés aux machines : les lignes d’embouteillage et de conditionnement comportent des organes mécaniques en mouvement, des systèmes sous pression et des zones de coincement
- Bruit : les niveaux sonores dans les ateliers de production peuvent dépasser les seuils réglementaires d’exposition quotidienne
- Risques chimiques : les produits de nettoyage et de désinfection utilisés dans le cadre des normes d’hygiène alimentaire sont potentiellement irritants ou corrosifs
- Chutes et glissades : les sols humides, les passerelles et les quais de chargement représentent des zones à risque élevé
- Risques psychosociaux : le stress, la pression des cadences et l’organisation du travail peuvent affecter la santé mentale des salariés
Ce que la loi impose aux employeurs
Le Code du travail est clair : l’employeur a une obligation de sécurité de résultat envers ses salariés. Cela signifie qu’il ne peut pas se contenter de mettre en place des mesures de prévention, il doit s’assurer qu’elles sont effectives et que les risques sont effectivement maîtrisés.
Les obligations concrètes de l’employeur comprennent :
- Le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) : obligatoire dans toute entreprise, il doit recenser tous les risques identifiés et les mesures de prévention associées. Il doit être mis à jour au moins une fois par an
- La formation à la sécurité : chaque salarié doit recevoir une formation adaptée à son poste, renouvelée en cas de changement de fonction ou d’introduction de nouveaux équipements
- La fourniture d’équipements de protection individuelle (EPI) : gants, chaussures de sécurité, protections auditives, lunettes — l’employeur doit les fournir gratuitement et en assurer le renouvellement
- La surveillance médicale : les salariés exposés à certains risques bénéficient d’un suivi médical renforcé par le médecin du travail
- L’affichage et l’information : les consignes de sécurité, les numéros d’urgence et les procédures d’évacuation doivent être clairement affichés
Le rôle du CSE et des élus FO
Le Comité Social et Économique (CSE) est l’instance centrale de la prévention des risques dans l’entreprise. Dans les entreprises de 300 salariés et plus, une Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail (CSSCT) est obligatoire. Les élus FO qui y siègent disposent de prérogatives importantes :
- Droit d’inspection : les élus peuvent réaliser des inspections régulières des locaux de travail
- Droit d’enquête : en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, une enquête paritaire est menée
- Droit d’alerte : en cas de danger grave et imminent, les élus peuvent déclencher un droit d’alerte qui oblige l’employeur à réagir immédiatement
- Consultation obligatoire : le CSE doit être consulté sur tout projet modifiant les conditions de travail, l’organisation ou les équipements
Les leviers d’action syndicaux
Au-delà des prérogatives institutionnelles, FO utilise plusieurs leviers pour améliorer la santé et la sécurité au travail. Le signalement systématique des situations dangereuses, la demande d’expertise auprès d’organismes agréés, la négociation d’accords de prévention et, en dernier recours, la saisine de l’inspection du travail sont des outils que nos élus mobilisent en permanence.
FO rappelle également que chaque salarié dispose d’un droit de retrait individuel en cas de danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé. Ce droit est protégé par la loi et aucune sanction ne peut être prise à l’encontre d’un salarié qui l’exerce de bonne foi.
Votre sécurité est non négociable. Si vous constatez une situation dangereuse sur votre lieu de travail, alertez immédiatement vos élus FO.
Sources
- Code NAF APE 1107B et numéro IDCC 1513 — opco.fr, 2025


