Publié par André

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5-juin-1997    

Editorial:  

ET SI ON ABORDAIT SERIEUSEMENT LE PROBLEME DE LA REDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL !

 

La réduction du temps de travail par passage de l'horaire légal de 39h à l'horaire conventionnel de 38h s'est faite, après négociation, avec le moindre mal. D'autres salariés de l'alimentation ont cependant obtenu mieux avec les 38h payées 39 sous la forme de sept jours de repos compensateurs (à la centrale d'achat des Hypermarchés U à Nantes). Si une heure en moins ne va pas créer des emplois, il n'en est pas de même de l'équivalent d'une sixième semaine de congés payés.

La réduction du temps de travail est différente de l'aménagement du temps de travail qui n'est qu'une élasticité imposée individuellement ou collectivement aux salariés en fonction des fluctuations du marché. La réduction du temps de travail, ce n'est pas seulement la réduction hebdomadaire que notre Fédération FGTA-FO a négocié au niveau de la branche, c'est aussi des réductions qui intègrent certains intérêts des salariés, que ce soit au point de vue famille, enfants, éducation, santé ou autre.

Alors que notre direction générale commence à parler de possibilité, sous conditions négociées bien sûr, de départ anticipé à la retraite totale ou partielle, de temps de travail partiel ou choisi, avec une ouverture de négociation à date relativement rapprochée, nous commençons à penser que le forcing que nous faisions depuis plusieurs années sur ce sujet n'aura pas été vain, même si notre détermination ne fait pas l'unanimité.

Notre syndicat FORCE OUVRIERE reste persuadé que la création d'emplois ne se fera pas sans l'acceptation d'une réduction conséquente du temps de travail, que ce soit collectivement ou pour des fractions significatives de salariés. Certains salariés souhaitent réduire individuellement leur temps de travail, que ce soit pour raison d'âge ou de convenance personnelle. Encore faut-il que les conditions d'accès à ces possibilités soient codifiées. Les réductions d'horaires, telles que proposées aujourd'hui, n'ont souvent pour résultat qu'un transfert de la charge de travail sur l'horaire restant, mais n'ont pas vocation à créer des emplois.

Nous espérons que les négociations à venir seront orientées vers une réduction réelle du temps de travail créatrice d'embauches.

Si Coca-Cola Entreprises Inc ne prétend pas être le leader dans le domaine du "social", il ne peut pas cependant être le feu arrière du train qui passe. Or, depuis longtemps, des accords sur la réduction du temps de travail ont été signés pour des départs anticipés à la retraite dans la branche des bières et eaux minérales: Vittel, Evian, Contrex, Perrier, Kronembourg, etc.

A quand chez Coca-Cola Entreprise ?

Georges CHAPUS, Délégué syndical central


Nos engagements:

UN CONGRES DE LA FEDERATION FGTA-FO DE L'ALIMENTATION PAS TOUT A FAIT COMME LES AUTRES

 

Les 23-24-25 et 26 avril derniers, le Congrès FGTA se déroulait à ISSY-LES-MOULINEAUX.

Un congrès, cela permet d'abord des échanges d'expériences puisque les responsables de syndicats des entreprises qui ont réalisé des avancées sociales intéressantes demandent à prendre la parole pour communiquer aux autres que "c'est possible". De même, ceux étant en butte à des difficultés particulières osent le dire afin de pouvoir être aidés par la prise de conscience des autres et leur devoir de prise en compte de la solidarité. S'il y a un droit du travail, l'application n'est pas la même partout et il n'y a aucune obligation des employeurs de revalorisation "automatique" des salaires en compensation de l'inflation ou des imputations gouvernementales. C'est pourquoi d'ailleurs nous insistons tant dans ce journal "Quelles Nouvelles" sur la nécessaire syndicalisation à FORCE OUVRIERE qui est un syndicat qui défend l'intérêt des salariés hors tout carcan ou pression, qui le fait sous le contrôle de tous les salariés puisque nous rendons public tout ce que nous pensons et faisons, mais qui ne peut pas avancer sans le soutien des salariés ou dont les avancées dépendent du poids qu'il représente. Et le meilleur soutien, c'est la syndicalisation: on n'a pas trouvé mieux pour avoir les moyens de défendre des acquis et réaliser des avancées sociales dans une entreprise.

Dans le congrès d'avril, de nombreuses interventions de la part de militants, de délégués syndicaux ou de secrétaire de Fédération ont mis l'accent sur les problèmes actuels et préoccupants de chômage, de réduction du temps de travail, de discount social pratiqué par certains employeurs et plus particulièrement par la grande distribution, de la flexibilité et de la précarité de l'emploi qui vont en s'aggravant dans presque toutes les entreprises du secteur alimentaire.

A l'occasion de ce congrès, le secrétaire général Gérard Fossé, qui a oeuvré à ce poste sans interruption pendant 25 ans, est parti à la retraite, en même temps que le trésorier Jean Marie Goube. Notre syndicat FORCE OUVRIERE de Coca-Cola Entreprise ose dire qu'il a reçu chaque fois qu'il l'a sollicité, tout l'appui nécessaire pour faire avancer des négociations, et le dernier a été celui qui s'est conclu par l'accord sur la formation syndicale, qui permet à tous les élus des délégations du personnel, des comités d'établissement, des CHSCT, des représentants et délégués syndicaux d'améliorer leur formation économique afin qu'ils puissent mieux défendre l'intérêt de tous les salariés.

Le nouveau secrétaire général de la Fédération FGTA de l'alimentation élu par le 8ème congrès national est Raphaël Nedzinski.


Nos avancées:

AVANCEE IMPORTANTE DE LA REPRESENTATIVITE DONNEE A FORCE OUVRIERE PAR LES VOTES DES SALARIES DU SITE DE GRIGNY LORS DES ELECTIONS PROFESSIONNELLES DES 25 ET 26 AVRIL 97

 

Les élections professionnelles du site de Grigny, qui devaient avoir lieu en avril, ont été marquées par une avancée remarquée des listes présentées par FORCE OUVRIERE, qui est ainsi passé au premier rang pour la représentativité générale dans l'établissement. Cette avancée des listes FORCE OUVRIERE n'a pas été concrétisée dans tous les collèges du Comité d'établissement suite à des hésitations ou des regrets tardifs.

Ce changement dans la confiance des salariés est dû, d'après les paroles des salariés qui ont motivés leur choix par la suite, à la décision de rendre publique toutes les interventions auprès de l'employeur en faveur des salariés, à l'attachement à des revendications qui permettent des avancées concrètes pas à pas plutôt qu'à des promesses "demain on rase gratis" qui ne trompent personne puisqu'elles ne sont suivies d'aucune mobilisation pour les obtenir, à une gestion de terrain de toutes les activités sociales dans lesquelles les élus FO se sont engagés, à l'insistance pour que l'employeur respecte les salariés à travers les instances représentatives, à la mise au premier plan de propositions de modifications dans tout ce qui touche le suivi et l'évolution des salariés (réunions d'équipe, entretiens de suivi de la performance individuelle, candidatures aux bourses de l'emploi, management positif), à l'information et la participation des salariés dans les décisions de négociations nationales.

Dépôt CCE: 5-juin-1997

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