NEGO

Après consultation des délégués syndicaux, Force Ouvrière ne signera pas le projet d’accord remis lors de la dernière réunion.

 

Ce texte réintègre des dispositions déjà entérinées lors des NAO précédentes. L’employeur cherche-t-il à faire du remplissage ou ne veut-il plus respecter ses engagements réputés «pérennes» passés avec les organisations syndicales ?

Sa dernière proposition en matière d'AG est de 0,9 % (100 % OE TAM) et toujours 1,5 % d'AI (petit rappel, ce sont 22,6% des salariés de l'industriel, 35% du commercial qui n'en n'ont pas bénéficié l’an dernier, source bilan NAO) qui comprend l'ancienneté, la promotion, la certification, le middle point, le mérite, etc.

2,4 % d'AI au global pour les cadres.

La direction a refusé, de plus, de mettre une clause de sauvegarde en nous expliquant qu’il n’y avait pas de risque d’inflation incontrôlée pour 2010 : La direction fait des paris sur nos salaires futurs.

Loin de jeter l'éponge, Force Ouvrière a tenté d’améliorer ces propositions. Exemples :

  • Pour que les salariés ne soient pas en plus pénalisés, nous avons rappelé que l’attribution de la Médaille d’Honneur du Travail devait permettre d'arriver à une défiscalisation totale du cadeau d’ancienneté. De cette manière, le salarié qui a la Médaille d’Honneur du Travail (20, 30, 35 ou 40 ans de travail) et qui a droit à ce cadeau, bénéficiera d'un cadeau d'ancienneté net de cotisations.
  • Pour les chèques vacances, l’employeur a prévu un abondement à deux vitesses, en prévoyant un seuil relevé à 2885 euros, à comparer avec les 2100 euros proposé lors de la réunion précédente.Nous lui avons souligné que les salaires étant calculés sur la base d'un coefficient différent (+17% à Paris), il y aura proportionnellement moins de salariés sur Paris qui bénéficieront de l'abondement maximal que ceux de province. Ce projet normalise donc une discrimination. Magnanime, l’employeur consent une amélioration de cet abondement de 10% pour les salariés ayant un enfant en situation d'handicap.Il a estimé le coût de cette "généreuse" proposition à 100 000 euros. A comparer avec les 800 000 euros du coût de la campagne médiatique « Made in France ».

 Pour Force Ouvrière, il est évident que les revendications présentées étaient raisonnables. D'ailleurs certaines sont déjà en application chez Coca-cola Production dans l’usine de SOCX près de Dunkerque.

Le syndicat estime que cette proposition "Made In COKE" d'augmentation générale est trop faible au vu notamment de l’engagement des salariés, de l'accroissement de la charge de travail et de la capacité financière de l’entreprise.

D’ailleurs, l’employeur en a eu une confirmation dans sa dernière enquête d’opinion où le plus mauvais score porte, comme on pouvait s'en douter, sur les rémunérations et la reconnaissance.

 Le compte n’y étant pas, Force Ouvrière n’engagera pas sa signature dans ces conditions.

 Et si le rideau est tombé, comme la direction nous laisse le supposer (car comme en 2008, il n'a pas voulu organiser de réunion de signature officielle), nous lui laissons l’entière responsabilité d’appliquer et d’assumer sa politique salariale « Made in COKE » comme en 2006.

Délégation Centrale Force Ouvrière, Le 15 décembre 2009

Tag(s) : #CCE, #Négociation
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