Publié par André

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5-mai-1997    

Editorial:  

VOUS AVEZ DIT COMITE DE GROUPE EUROPEEN  

 

Les 24, 25, et 26 mars 1997, une conférence européenne Coca-Cola s'est déroulée à Marne-la-Vallée, organisée par FO-FGTA et le SETA-UITA.

Le but principal de cette conférence, à l'initiative de la FGTA, était de rechercher les points communs avec nos collègues européens, permettant d'envisager la création d'un Comité de groupe européen.

Il est évident que seuls les établissements dominés par Coca-Cola Entreprises Inc. répondent actuellement aux critères exigés par la directive européenne pour constituer un Comité de groupe. En effet, la plupart des pays d'Europe qui étaient représentés à cette conférence sont encore sous l'emprise d'embouteilleurs franchisés, mis à part l'Autriche dépendant d'AMATIL et l'Italie, pour l'instant, de The Coca-Cola Compagny.

Quels seront les pouvoirs de ce Comité de groupe? Il permet à des élus des comités d'établissements et à des représentants syndicaux de se réunir avec le chef de l'entreprise dominante, assisté par deux personnes de son choix. Ce Comité de groupe permet aux salariés de disposer d'une information économique complète sur le groupe et les différentes sociétés qui le composent. Le Comité de groupe est une instance de transmission d'informations et de dialogue, mais la loi ne lui a pas donné de pouvoir consultatif (à moins que l'employeur ne le décide). Par contre, la connaissance de la stratégie du groupe peut permettre aux membres des différents comités d'entreprise d'être mieux éclairés pour exercer leurs attributions consultatives. Les informations communiquées portent sur l'activité, la situation financière, l'évolution de l'emploi, les prévisions d'emploi, les actions éventuelles de prévention de l'emploi, les perspectives économiques, les comptes et le bilan consolidés.

On comprend mieux pourquoi, sous l'impulsion de notre fédération FO-FGTA, nous avons souhaité conclure un accord sur les formations économiques et sociales avec Coca-Cola Beverages, afin que les élus, représentants et délégués syndicaux puissent être mieux à même de comprendre la stratégie du groupe afin que nous puissions défendre l'intérêt des salariés dans ce contexte européen.

Nous devons cependant rester optimistes car les résultats ventes et profits de Coca-Cola Entreprises Inc. sont intimement liés, plus que dans d'autres entreprises, à la motivation des salariés, motivation consécutive d'une reconnaissance des efforts de chacun.

Georges CHAPUS, Délégué syndical central


Nos avancées:

MISE EN APPLICATION D'UNE DIMINUTION DU TEMPS DE TRAVAIL TENANT COMPTE DES BESOINS DE CHAQUE SALARIE DE COCA-COLA ENTREPRISE CONCERNE PAR LE NOUVEL HORAIRE CONVENTIONNEL DE 38h

 

L'accord collectif sur les salaires pour l'année 1997 qui comprend l'aménagement du temps de travail a permis de conclure par la négociation ce qui avait été obtenu déjà par la mobilisation sur certains sites.

Lors de cette négociation, l'employeur n'a plus osé maintenir que les dispositions qui avaient été annoncées précédemment en Comité Central d'Entreprise puissent avoir la moindre justification pour l'entreprise ou le moindre avantage pour les salariés.

Avec les salariés, nous pouvons espérer que l'employeur retiendra la leçon qu'il est peut-être possible de faire l'économie de décisions heurtant l'ensemble des salariés.


Nos avancées:

CORRECTION DANS LES BULLETINS DE PAIE DES SALARIES FAISANT DES HEURES SUPPLEMENTAIRES DEPUIS LE 1er JANVIER 97

 

Le début de l'année 97 est marqué par une pierre blanche pour les salariés: le passage de l'horaire hebdomadaire légal de 39h (par convention de la branche des BRSA) à 38h.

Le bref épisode de l'heure en moins fixée n'importe comment vient à peine d'être oublié qu'un nouvel épisode commence.

Un salarié ayant eu un bulletin de paie avec une "heure complémentaire" + des "heures supplémentaires" s'inquiète auprès d'un délégué du personnel des listes FORCE OUVRIERE de cette qualification et il a bien raison. Cette heure dite "complémentaire", bien que payée au taux de l'heure "supplémentaire" peut cacher des surprises.

Une intervention immédiate de FORCE OUVRIERE Grigny est faite auprès du Responsable des Ressources Humaines pour faire remarquer que la définition de l'heure "complémentaire" s'applique à l'heure dépassant l'horaire hebdomadaire du contrat de travail des salariés à temps partiel, alors que celle de l'heure "supplémentaire" s'applique aux heures dépassant l'horaire hebdomadaire légal ou conventionnel des salariés à temps plein. On comprend vite localement la nouvelle boulette dans les fiches de paie car si l'heure complémentaire n'ouvre pas droit au repos compensateur, elle ouvre le droit de refuser de la faire. La correction auprès de l'encadrement qu'on avait formé à utiliser le terme de "complémentaire" pour qualifier la 39ème heure est immédiate. Au siège, la compréhension semble plus difficile, et, selon la formule traditionnelle, on s'est trompé sans se tromper, ou, c'est pas la même chose mais c'est pareil. Bref, la boulette a du mal à passer.

L'intervention de FORCE OUVRIERE Grigny a permis de corriger désormais cette anomalie pour tous les salariés de Coca-Cola Beverages.


Nos engagements:

L'AVENIR DE NOTRE FORCE DE VENTE

 

Des décisions prises par des centrales d'achats ou groupements ne mettent-ils pas en péril le devenir de notre force de vente?

Ainsi la décision "Shell", qui interdit à nos commerciaux toute forme d'activité dans les stations service à cette enseigne (et nous croyons savoir que d'autres projets de ce type sont en préparation), risque à terme d'amener l'employeur à réduire notre force de vente.

Après le rachat de la force de production et la force commerciale de la SP-SRBG par Coca-Cola Beverages, Coca-Cola Entreprise va-t-il devoir revendre une partie de la force de vente qu'elle a reprise ou formée, quitte à donner des armes à des concurrents? La force de notre entreprise, ce n'est pas seulement le top de nos boissons et la force de notre publicité (qui commence enfin à renouer avec le plaisir de recevoir et d'être heureux ensemble des anciennes "réclames" qui ornent les murs de nos usines et de nos sites), c'est aussi la force de nos ressources humaines qui savent maîtriser les nouvelles machines et les nouveaux portables. Quand nous avons réussi à vendre nos boissons chez de nouveaux distributeurs et à les faire profiter des marges, notre destin est-il de consolider les emplois des autres en risquant de démanteler les nôtres? La vocation de Coca-Cola Entreprise est-elle de former les vendeurs de ses clients ou de former ses propres commerciaux afin d'assurer leur emploi de l'embauche à la retraite, ne fut-ce qu'à titre de reconnaissance du travail accompli?

FORCE OUVRIERE pense que la progression de Coca-Cola est son succès auprès des consommateurs (les clients étant des intermédiaires) obtenu par le travail quotidien de ses collaborateurs. Coca-Cola Entreprise ne peut pas vivre en étant un lieu de passage de salariés anonymes recrutés avec des contrats précaires.

Dépôt CCE: 5-mai-1997  

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