Publié par Cyril

La réunion de classification initialement prévu chez Coca-Cola Entreprise ne s'est pas tenue. Elle s’est transformée en échange sur l’actualité brûlante de leurs usines (mal être sur Castanet, pétition et débrayage sur Grigny, Ultimatum sur Clamart, rumeur d’action sur les Pennes Mirabeaux).

Toutes les organisations syndicales représentatives ont répété une fois de plus à l’employeur les mêmes inquiétudes, incompréhensions, craintes et attentes légitimes des salariés.

Nous avons fait remarqué que nous n’avions cessé de remonter par tous les moyens (réunion d’équipe, DP, CE, CHSCT, Comité Central, discussion local) depuis longtemps ces problèmes, en ayant eu la très désagréable impression de ne pas avoir été écoutés et encore moins compris.

Aujourd’hui, visiblement nous avons été entendus et compris.

Nos intersyndicales ont montré à l’employeur le ras le bol des salariés et démontré notre engagement à réagir à la situation inacceptable et à ne plus se laisser faire.

La direction a reconnu qu’elle a minimisé et pas suffisamment communiqué sur les actions en cours et à venir sur lesquelles, elle travaille dans son coin.

Nous avons partagé ensemble sur l’analyse de la situation.

Ce mal être est lié principalement à :

  • · Trop de changements simultanés et profonds (tout ce qui était simple est devenu compliqué, nouvelle ligne, sap, ppp)
  • · Deuil du passé et de la manière de travailler (Avant s’était mieux)
  • · Pas de temps d’assimilation
  • · Perte de repère sur le poste occupé
  • · Dysfonctionnement inacceptable sur les paies
  • · Manque de disponibilité et d’accompagnement au quotidien (on sanctionne avant d’avoir compris les réels problèmes)
  • · Surcharge de travail
  • · Manque de disponibilité et d’accompagnement

La direction nous rappelle que les choix faits pour l’avenir et la compétitivité de l’entreprise ne sont pas remis en question (HERE, SAP). Et que l’environnement extérieur nous oblige à cette adaptation.

La direction suspend la séance et revient nous faire des propositions, reconnaissant le caractère d’urgence de la situation.

La direction s’engage à un plan d’action "drastique" sur 100 jours qui commence dès lundi.

  • Au niveau de chaque usine, communication et mise en place immédiate des plans d’actions.
  • Ces plans d’actions doivent être impérativement, précis, compréhensibles par tous et visibles.
  • Les élus locaux seront impliqués afin de vérifier la pertinence et la réalisation de ces actions. Donner de la perspective et de la compréhension Rétablir un véritable dialogue à tous les niveaux, travailler pour reconstruire notre collectif de travail.
  • Organisation de réunions d’information avec les délégués syndicaux centraux sur des thèmes globaux ne pouvant avoir de réponse localement (HERE, Paie ). 

Laissons-nous à l’employeur les 100 jours qu’il demande pour rétablir une situation sereine dans nos usines et répondre à l'urgence des demandes légitimes?

 

FORCE OUVRIERE de l’usine de SOCX demande aussi à la direction de prendre contact avec les organisations syndicales pour mettre en place des actions similaire. En effet depuis le plan PPP un mal être permanent règne sur l’usine pour un grand nombre de salariés (beaucoup de problèmes sont les mêmes que chez CCE).

 

Dans tous les cas, nous sommes et restons très attentifs à l’évolution des évènements sans exclure toute action souhaité par les salariés

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