Publié par André

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25-mars-1997   
 
Editorial:

LE NOUVEL ACCORD DE LA NEGOCIATION SALARIALE 1997

 

Les salariés ont constaté que la négociation salariale pour 1997 a eu lieu les 11 février, 3 et 11 mars sans chantage vis-à-vis des syndicats. Il est vrai que FORCE OUVRIERE en avait fait une condition préalable.

Les salariés ont pu aussi remarquer que FORCE OUVRIERE a publiquement annoncé ~ avant le début de cette négociation ce qu'il estimait nécessaire pour les trois rounds prévus, ~ pendant ses positions ~ et après le bilan de l'accord conclu.

L'ensemble des syndicats a signé avec Coca-Cola Beverages un accord sur la négociation salariale qui garantit pour 1997 une hausse des salaires supérieure à l'inflation annoncée pour 97 (* en dépit des rumeurs défaitistes de "Radio Corbeau" -- nom donné par des salariés à un bulletin de prédictions horoscopiques sur un site industriel CCB SA) avec un réajustement important dès le 1er avril de +1% et +0,7% au 1er septembre.

Nous avons obtenu que les primes fassent désormais partie d'avantages quantitatifs qui devront être négociés avec les organisations syndicales représentatives au niveau national. La contrepartie de contraintes payées actuellement en primes pourront être aussi rediscutées comme l'ont souhaité des salariés.

Pour la mise en place pratique de la réduction de l'horaire légal de 39h à 38h (par accord dont notre Fédération FGTA-FORCE OUVRIERE est signataire au niveau de la branche des BRSA), nous avons obtenu par la négociation, ce que nos syndicats ont déjà obtenu localement, la généralisation du droit des salariés concernés à avoir leur mot à dire.

L'accord permet aussi de déplacer 3 jours de congés payés d'une année sur le début de l'autre, ce qui met les salariés de semaine à égalité avec ceux de week-end (par exemple il est possible de reporter 3 jours ouvrés qui auraient dus être pris avant le 31 mai 97 pour le lundi 2, mardi 3 et mercredi 4 juin 97).

L'employeur s'est engagé aussi à rediscuter de points de réajustement par rapport aux nouveaux postes ou de problèmes d'adaptation pour certains anciens postes.

Enfin, Coca-Cola Beverages s'est engagé pour 1997 à étudier la mise en place d'un plan d'achat d'actions Coca-Cola Entreprises Inc. avec abondement société, permettant de compléter l'association des salariés à l'expansion de notre marque au niveau européen, selon un principe semblable à celui du fond commun de placement diversifié de l'accord d'intéressement.

Nous prenons acte de l'engagement de l'employeur d'attribuer 1,8% en augmentations individuelles "hors augmentations promotionnelles et ancienneté", ce qui semble nouveau puisque les années précédentes le budget pouvait comprendre des réajustements par changement de statut. Par contre, FORCE OUVRIERE REAFFIRME AVEC FORCE QU'UNE EVOLUTION AU MERITE QUI NE COMPREND PAS AU MINIMUM 51% DE SALARIES RECOMPENSES, même par moins de points attribués par personne, n'est pas une bonne méthode de management et ne peut que rajouter au doute sur le discours social de l'employeur et attiser le mécontentement déjà latent des salariés dont FORCE OUVRIERE s'est fait l'écho.

Au total, FORCE OUVRIERE pense que l'accord conclu est un accord satisfaisant qui améliore le pouvoir d'achat de tous les salariés et introduit des nouveautés quantitatives. Nous jugerons la réalisation de l'accord aux résultats concrets puisque certains engagements sont des projets à venir (plan d'achat d'actions avec abondement, négociation sur les primes,..).

Georges CHAPUS, Délégué syndical central

Dépôt CCE: 25-mars-1997   

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