Publié par Cyril

quelle.png POUR UN PLAN DE MODERNISATION ET D’HARMONISATION DE L’ENSEMBLES DES SITES INDUSTRIELS :

AVIS DEFAVORABLE

 

Il y a quelques temps déjà, une grande messe a déterminé les dix commandements du Master Plan sur Grigny. Le dernier d’entre eux disait en substance : Le Master Plan tu célébreras ! Et çà c’est sûr, nous le célébrons à tous les parfums. Pour d’autres, ce sont les ICONs …

A travers un marketing optimiste jusqu’à l’écœurement, les salariés ont droit au positivisme sous toutes ses formes. Il n’y a pas une occasion de manquée avec des affichages aux belles photos et des félicitations dans tous les sens qui bien que flatteuses n’apportent rien au pouvoir d’achat des salariés.  Des petits films bienveillants passent en boucle sur les écrans manipulant  les esprits.

Le summum est atteint avec des propositions financières en cas d’embauche d’un ami ! C’est ahurissant et on se demande comment peut-on trouver de telles idées, alors que les salariés ne savent pas ce qu’ils vont devenir.

Clairement, nous sommes au pays des BISOUNOURS où tout va merveilleusement bien et où l’avenir se dessine tout lisse pour ceux qui rentrent dans le moule.

Est-ce vraiment ce que pensent les salariés ? Les a-t-on vraiment écoutés ?

Mais au fait est-ce que çà intéresse l’employeur et les actionnaires ?

 

POUR UN PLAN DE MODERNISATION ET D’HARMONISATION DE L’ENSEMBLES DES SITES INDUSTRIELS : AVIS DEFAVORABLE

 

En septembre 2010, tout en bienveillance et soudaineté,  la direction nous a annoncé, qu’elle veut harmoniser les pratiques dans l’industriel pour plus de réactivité, d’efficacité et donc de performance économique.

A l’époque, l’idée que nous pouvions en avoir, ne nous laissait pas imaginer la transformation profonde et les conséquences d’une telle mutation descendue directement des têtes pensantes de l’Europe via un cabinet d’expertise externe     et des ressources en interne:

  • Un nouvel organigramme surprenant pratiquement identique sur les 5 usines Françaises dont l’efficacité n’est pas démontrée.
  • Des tâches modifiées et bien souvent une surcharge évidente de travail qui n’inquiétait absolument pas la direction. Pour l’Europe, ce sont d’abord les machines qui comptent et les hommes seront placés, là où il lui plaira, s’il y en a encore besoin.Ceux qui ont fait progresser l’outil de travail et ses performances depuis plusieurs années, ne sont désormais que le dernier maillon de la chaîne.
  • Les nouvelles définitions synthétiques des postes qui ont vu le jour, fruit d’un immense travail d’analyse en bureau et de prise en compte des réalités actuelles, laissaient vraiment perplexes. Il y en a qui se sont fait plaisir et qui ont particulièrement chargé la mule. Ils ne sont même pas inquiets puisqu’ils ne seront plus là pour entendre le mécontentement, déjà mutés sur un autre projet ou dans une autre entreprise. Fiers de leur travail, ils poursuivront un vrai plan de carrière qui les mènera au sommet de l’édifice, tandis que dans les usines les salariés subiront les conséquences d’un système qui ne peut fonctionner dans l’état.

 

Après la période d’informations/consultation, au mois de janvier 2011, vos représentants et élus Européens, Nationaux et Locaux ne s’y sont pas trompés et ont rendu des avis défavorables sur le projet de l’employeur.

Les expertises indépendantes et différents échanges en réunions de Comité Central d’Entreprise, de Comités d’Etablissements et des CHSCT ont mis en avant un certain nombre de points dont l’employeur devra absolument tenir compte lors de la mise en place du plan s’il veut que cela fonctionne.

 

DE NOMBREUSES INCERTITUDES ET DES RISQUES POUR LA VIE DES SALARIES

 

Pour faire mieux passer la pilule l’employeur veut illusionner les salariés, en limitant l’impact à 157 de nos collègues en France qui sont directement concernés. Il ne faudrait pas que nous nous plaignons car dans les autres pays de CCE, il y a des licenciements secs…

Mais pour nous directement ou indirectement, tous les salariés sont touchés.

 

L’employeur dans sa grande clémence leur propose trois choix. Mais cela signifie qu’ils devront accepter d’ors-et-déjà  un avenant à leur contrat de travail en dédouanant au passage, l’employeur de sa seule, unique et entière responsabilité dans le désarroi des salariés.  Ainsi par cette stratégie, c’est le salarié qui se condamnerait par un mauvais choix et non pas l’employeur qui l’assumerait.

Nous n’avons rien demandé et le seul contrat que nous avons signé, est celui qui nous permet d’exercer notre métier et celui pour lequel nous avons postulé.

 

Une non-négociation de la grille de classification qui n’a pas été loyale, nous en avons aujourd’hui la preuve, devait être un chèque en blanc pour donner les pleins pouvoirs à l’employeur et la mise en place de la polyvalence à outrance.

Les nouvelles définitions synthétiques de poste transmises sont des aberrations. Aucune information complète n’a été faite aux organisations syndicales conformément à l’accord de 1993 sur les classifications dont l’employeur s’arrange bien, malgré un accord plus récent au niveau de notre convention collective.

L’expérience et les compétences acquises de longues dates sont balayées d’un revers de la main.

 

Tout à coup, un monde de certitude est devenu de l’angoisse, du stress, une grande inquiétude du lendemain. Aussi la cohésion des équipes est mise à mal, il y a des pertes d’autonomie à tous les niveaux. La pression de plus en plus intense et continue, se met en place insidieusement. La charge mentale de plus en plus importante occasionnera forcement du stress. Pour finir, il y aura des conséquences importantes sur la vie personnelle liée aux changements d’horaire, de rythme et des diminutions de rémunération. Pour Force Ouvrière, la perte salariale n’est pas acceptable et nous voulons une négociation qui garantisse le maintien des éléments variables au-delà des usages actuels. En attendant, c’est un cocktail explosif qui est proposé : « Ouvre du BONHEUR »

 

UNE SURDITÉ QUI EN RAPPELLE UNE AUTRE

 

Les représentants du personnel, les experts mandatés ont affirmé leur désaccord et le fiasco annoncé mais rien n’y fait. Les signaux sont extrêmement alarmistes quant à la mise en place de cette nouvelle organisation. C’est donc des salariés bouleversés dans leur quotidien, dans l’assurance d’un avenir brouillé, qui vont devoir produire plus encore de richesse pour des actionnaires qui en ont fait le choix. TANT PIS POUR CEUX QUI NE PEUVENT PAS SUIVRE. MARCHE OU VA VOIR AILLEURS SI CA NE VA PAS !

 

UNE OPTIMISATION DE LIGNE QUI LAISSE PERPLEXE

 

Malgré des réunions de travail sur l’ergonomie, des consultations des salariés, on se demande si certains n’ont pas marché sur la tête !

Le salarié est un peu un lilliputien au pays de Gulliver avec des pupitres de commande trop hauts qui cassent les bras et le cou, des passages étriqués pour certains salariés…

Il n’y a pas de doute que les opérateurs ont été écoutés et que le Comité d’Hygiène, Sécurité et des Conditions de Travail aussi !

Nous rappelons que l’employeur a une obligation de résultat concernant l’optimisation pour éviter que le salarié ne laisse sa santé lors de l’exécution de son contrat de travail.

 

FORCE OUVRIERE SE BATTRA POUR DEFENDRE LES INTERETS DES SALARIES ET POUR QUE DES CONDITIONS DE TRAVAIL DECENTES LEUR ASSURENT UN QUOTIDIEN SANS STRESS PRESERVANT LA SANTE.

FORCE OUVRIERE AGIRA EN FONCTION DE VOS ATTENTES.

SEULS NOUS NE POURRONS RIEN, ENSEMBLE NOUS PARVIENDRONS A NOUS FAIRE ENTENDRE.

 

Nous écrire : FOCOCACOLA@GMAIL.COM

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